Lot n° 131

Julie TALMA (1756-1805) première femme de Talma, femme de cœur et d’esprit, elle inspira une violente passion à Benjamin Constant. 6 L.A., [1795-1798], à son ami le citoyen Coupigny ; 8 pages in-8 ou in-12, 4 adresses.

Estimation : 300 / 400
Description
[1795]. Julie a reçu les aveux de son mari : « J’ai la tête bouleversée et le coeur brisé par les confidences que j’ai reçues après les avoir vivement sollicitées. Quel étrange état que le mien ! Quel sort ! Si j’avois été à la Conciergerie du temps de la Terreur, je doute que mon âme eut éprouvé des chocs plus violents. Ah, si vous êtes aimé, mon ami, ne trahissez pas. On est un assassin sans s’en douter ». – Elle l’invite à un souper, « un de ces petits soupers où il n’y a rien à manger, mais où il y a du rire, ce qui vaut bien mieux quand on a bien dîné toutefois. J’en étois là de mon billet hier au soir lorsque le plus constant est arrivé. J’ai tout quitté, cela est naturel. Offmann [Hoffmann] a l’esprit méchant, dit-on ? Tant mieux il sera bien avec moi. Moi, je me sens disposée à mordre de tous les côtés. C’est ce qu’on doit faire quand on n’embrasse plus. [...] Je n’ai que le cœur de bon, le prendra qui voudra, je ne m’en mêle pas, cela regarde mon mari. Et Méhul ? Ah ! qu’on feraoit bien de me l’amener ! Il pourroit faire des airs fort tendres sur les paroles que je lui ai adressées ». – Elle se trouve dans un état de calme qui la rend bête : « il vaut mieux une conduite absurde et dire des choses aimables que d’être sage sans esprit ; il n’en est pas moins vrai que votre homme n’aura pas la place qu’il désire. Mr de Talleyrand a pris d’anciens serviteurs de la famille ; j’en suis fâchée »... – Elle intervient en faveur de son fils Alexis qui veut s’engager dans la Marine, et attend un envoi de livres...
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