Lot n° 579

Jean-Baptiste WECKERLIN (1821-1910). 5 L.A.S. ; 15 pages in-8 ou in-12.

Estimation : 150 / 200
Adjudication : Invendu
Description
Paris, vendredi, à un ami et collaborateur : il n’a jamais corrigé ses notices, mais a relevé des erreurs dans la notice de l’Alsace, qui affirme que les musiciens ambulants étaient alsaciens, ce qui est complètement faux : « Je vous défie de trouver un musicien ambulant alsacien ; les Prussiens et les Bavarois qui cultivent cet état ont même reçu en Alsace un nom tout particulier, Schnurant »... Il précise qu’il n’a pas composé le titre qui introduit la Chanson de Gascogne, et « que je n’ai pas inventé le mot recueilli qui se trouve au dessus de la musique et que je ne l’y ai pas fait mettre, quelque droit que j’y puisse avoir pour les chansons que j’ai réellement recueillies. [....] Je me trouve bien plus l’ouvrier dans ce travail que vous qui, par la notice, en êtes le juge et l’appréciateur, et j’estime certainement plus votre rôle que le mien ne flatte mon amour-propre d’artiste »... Vendredi, à M. de WATTEVILLE, au sujet de la chanson Un chanoine de l’Auxerrois ; il a fini par la trouver dans « le 2e vol. des airs n°453 du recueil de Maurepas, Bibliothèque Nationale. Il paraît que c’est sur le même air que Bon bon bon le vin est bon »... Paris, vendredi, à une dame : il est invité à déjeuner chez Mme ALBONI, à Ville d’Avray... Étretat samedi, [à Mme Rouvenat] : il a proposé « à la colonie de la Gloriette de vous écrire une lettre collective », mais cette fameuse lettre n’avance pas ; il lui raconte les délicieuses vacances : promenades, baignades quotidiennes, bonne santé et bonne humeur, fêtes, visite au Casino d’Étretat, envahi par les peintres et les artistes, etc... Château de Kéronic (Morbihan), 26 août, à Mme ROUVENAT, charmante lettre-poème dont la première partie est en vers et en rimes, et la seconde en prose, dans laquelle il raconte son voyage d’Étretat au Château de Kéronic près d’Auray…
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