Lot n° 354

Raymonde Aynard. Peintre, illustratrice, poète, née à Paris en 1910, - expose en 1927 des portraits à la Nationale et aux Tuileries en 1933, un sujet sur la guerre aux Indépendants

Estimation : 300/400 €
Adjudication : Invendu
Description
de 1945, à l’exposition Prise de Terre du 15 février 1948, une œuvre abstraite en 1950 au Salon de Mai, - décède en 1965. Illustratrice de livres: Genèse de Mais- tre de Sacy pour les éditions du Raisin en 1928, et également d’une plaquette de poésie écrite par sa sœur, scientifique, et de ses deux recueils Traversées avec des lithographies d’édouard Pignon et Vers luisants avec deux illustrations une de Dominguez et l’autre d’elle même. Elle participe à la réunion constitutive le 12 juillet 1947 du groupe Surréaliste Révolutionnaire puis à la conférence des Artistes communistes à Anvers, le 2 novembre 1947 en compagnie de Noël Arnaud, Christian Dotremont, Ernest Bourgoignie. Elle est présente en 1949 dans le premier numéro de Cobra. C’est Dotremont qui annoncera sa mort à Bourgoignie. La reproduction d’une de ses œuvres est dans le premier et unique numéro de la revue Le Surréalisme révolutionnaire. Raymonde Aynard lettres à Édouard Jaguer, 1947-1948. Afin de financer la revue, Le Surréalisme révolutionnaire, elle prête 40000 francs le 25 février 1948 au groupe français, « geste exemplaire » aux dires de Jaguer. Les frais de la revue, du Bureau international du surréalisme révolutionnaire, incombent par tiers au trois groupes, français, belge, tchèque qui le compose. Raymonde par ce prêt contribuait à la majorité des besoins, 54500 F, du groupe français. • Las d’édouard Jaguer au collectif 12 février 1948 afin de régler le rembourse- ment de Raymonde Aynard. À l’issue de la réunion du 17 avril les membres du groupe décidaient à l’unanimité d’ « assurer individuellement la dette Aynard », 15 parts de 2666,00 F Le remboursement du prêt n’étant pas réglé à l’échéance convenue fin février 1948 il est reporté au 10 octobre. « Les intérêts soit 400 F par mois, devant, de leur côté, être soldés dès que possible par le produit de la vente en librairie de la Revue » cf. Rapport financier joint au dossier Bilan finan- cier et rapport. • Le 5 mai, Arnaud, Jaguer et Passeron se retrouve chez Aynard afin de lui proposer une solution à son remboursement. Cf. Suites aux miettes d’un post- scriptum de René Passeron du 28 juin 1948. • Le 31 mai 1948 le règlement des intérêts n’est toujours pas régularisé Noël Arnaud lui écrit, brouillon tap, afin de la rassurer, « il y a au moins trois cama- rades qui s’occupent, on peut dire chaque jour de la revue… et par conséquent à ton remboursement ». Jaguer relance un à un les débiteurs, voir l tap et à Mélik. • Las Arnaud à Jaguer, 13 septembre 1948, 2 p. in-4 sur papier à entête de Surréalisme éditions de la main à plume. La situation reste la même le 13 sep- tembre 1948, et elle s’en inquiétait. Elle devait être remboursée le 10 octobre 1948, las début octobre de Jaguer. Arnaud demande à Jaguer de « la rassurer autant que faire se peut, pour lui dire en tout cas combien la dette nous occupe hélas ». Elle prête de nouveau 30000 F le 18 août 1949. • Las Arnaud à Jaguer, 18 août 1949, 1 p. in-4. « Elle m’a remis un chèque de 30000 francs qui m’a servi à dédouaner l’un des objets. Les comptes s’établis- sent ainsi: - retrait de l’un des diam 28000 francs - paiement des intérêts pour l’ensemble 2400 total 30400… Elle est toute triste parce que Jorn a quitté sa femme et ses 24 enfants pour convoler avec une autre qu’elle, Raymonde ». La correspondance.
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