Lot n° 471

JEAN PAULHAN. 17 L.A.S. à Guillaume de Tarde (1885/1989), 1958-1960.

Estimation : 800 / 1 000 €
Adjudication : 850 €
Description
34 pp. formats divers.

Très belle correspondance amicale et littéraire, à l’occasion de la publication du livre de Guillaume de Tarde sur Lyautey (dont il fait une longue analyse critique).

« J’ai diné avant-hier avec Michaux. Le haschich (dont il use et abuse – tout content d’avoir enfin obtenu des hallucinations auditives) lui a ôté tout esprit d’agressivité : il est à présent d’une douceur presque inquiétante […] ».
Il évoque son voyage en Allemagne, ses dîners dans ses arbres de sa résidence de la Vallée aux Loups (« où les catalpas et banyans plantés par Chateaubriand poussent chaque jour un peu plus »), De Gaulle, Germaine Richier, la vente de ses tableaux (vendus un peu trop chers, de sorte qu’il a 3 millions à placer), son voyage au Japon, à Hong-Kong, etc. « Je suis plus frappé encore, à le relire, de la grandeur de ton livre. C’est aussi le sentiment d’Arland. Dominique Aury doit en parler dans le prochain numéro. Mais où es-tu ? Me voici rentré à Paris, assez frappé par le mort de Germaine Richier. C’était un très grand type, et très noble […] ».

« J’étais bien content de cette bonne journée passée ensemble (mais je me demande si tu as admiré le parc Chateaubriand autant qu’il le mérite. Marcelle, oui). Te rappelles-tu dans le Génie du Chr. la curieuse page où Ch. dit que Dieu (« ce grand célibataire ») comprenant très bien qu’un monde peuplé d’oisillons et de chiots serait grotesque, a créé une terre déjà un peu vieille avec ruines, rochers croulants et fossiles enfouis. C’est – comme souvent – au bord de la grande farce. C’est saisissant […] ».
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