Lot n° 225

Philippe SOUPAULT. 1897-1990. Écrivain poète, surréaliste. Notes et poèmes autographes. (1950).

Estimation : 6000 / 8000
Description
6 pp. in-8,
dont 4 sur papier rose, avec indications de typographes au crayon et chiffrées 280-286.

Textes destinés au numéro spécial de la NEF sur l’humour poétique, composé en 1950 par Georges Charbonnier qui y recueillit 50 inédits d’Artaud, Chaissac, Cocteau, Desnos, Magritte, Picabia, Picasso, Prévert, Satie, Soupault, etc.
• La première note, autobiographique, évoque l’enfance parisienne de Soupault, ses voyages et sa vocation littéraire : J’ai accepté d’être ce qu’on nomme un écrivain parce que j’aimais (et j’aime encore) la poésie. C’est encore la meilleure façon de parler. Et surtout la poésie me paraît une libération. C’est ce que le surréalisme représente pour moi avant tout -
• La seconde, au titre biffé de « Définition » concerne l’humour : Je voudrais bien pouvoir dire que l’humour poétique est indéfinissable puisqu’il est humour et poésie. Mais je sais que pour moi l’humour poétique est un moyen de redécouvrir le plus souvent possible ce monde merveilleux dans lequel nous vivons sans trop souvent ne pas nous en apercevoir, le monde de l’insolite.
• Le troisième feuillet, à l’attention de Charbonnier, demande s’il l’on peut citer en épigraphe une phrase de Baudelaire [de Fusées] : Profondeur immense de pensée dans les locutions vulgaires, trous creusés par des générations de fourmis.
• Trois poèmes en vers libre ou en prose :

Variantes :
La lune baille
et ne se décroche
jamais
la mâchoire (avec la mention « inédit »).

Le monde où nous vivons :
Puisqu’il faut
avaler des couleuvres
avalons les (mention « inédit »).

Poème en prose :
A minuit dix, dans un square, vous rencontrerez, si vous ouvrez l’œil, l’œil droit ou l’œil gauche peu importe, un chou bête, des pieds bêtes, la bourse ou la vie (…).
Partager