Lot n° 139

INDY (Vincent d’). (1851-1931). L.A.S. et P.A., 25 avril 1918 ; 5 pages et quart in-8.

Estimation : 200 / 250
Adjudication : 183 €
Description
C’est avec empressement qu’il accepte « la perche que vous voulez bien me tendre pour rapprocher mon fils de sa famille, et je vous remercie du fond du cœur […]. Mon pauvre garçon est veuf […] avec une petite fille de 12 ans » qui habite à Paris chez une tante. « Depuis le 1er août 1914, il a été constamment en première ligne, dans diverses unités de combattants. […] Il vient d’être blessé en repoussant les attaques sur Mareuil ». Depuis 4 ans il n’a pas pris « un seul jour d’indisponibilité, ne s’étant jamais fait porter malade pour les petites blessures qu’il a reçues au cours des combats soutenus. Il n’a donc pu voir que rarement sa fille, lors des rares permissions réglementaires ». Gravement blessé à la jambe, il espérait, le temps de sa convalescence, pouvoir être transféré près des siens ; mais bien qu’il soit transportable par le train, le médecin qui le soigne « fort mal » à Lourdes refuse de le laisser partir, à moins d’un « coup de téléphone du ministre. C’est ce coup de téléphone qu’il s’agirait d’obtenir, car le malheureux s’inquiète et s’aigrit », lui qui a toujours gardé le moral depuis le début du conflit. De plus les officiers qui étaient sous ses ordres, auxquels il a sauvé la vie par ses choix de commandement, ont tous été décorés, et lui a été oublié. Il aimerait obtenir une courte audience de Clemenceau… Il joint une note sur les états de service de son fils, le capitaine Jean d’Indy, « Commandant le 10e escadron, 5e régt de cuirassiers à pied, blessé à la bataille de Morisel de 4 avril [1918]. Hospitalisé à Lourdes »…
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