Lot n° 305

CHEVALIER (Michel). (1806-1879) économiste. 7 L.A.S., 1844-1872, la plupart à un collègue ; 30 pages in-8.

Estimation : 700 / 800
Adjudication : 976 €
Description
Belle et intéressante correspondance politique. 22 avril 1844, à un correspondant valenciennois, lui envoyant « un travail sur l’isthme de Panama »… Lodève 3 novembre 1847, à un collègue. Dans le contexte de « cette indicible torpeur qu’éprouve actuellement la France entière à l’endroit de l’intérêt général », il l’exhorte à « donner du vivant à notre journal par la polémique », et à prendre corps à corps La Presse, Le National, le Constitutionnel, La Démocratie pacifique. « Il y a des articles charmants à faire avec les fouriéristes. Si vous vouliez vous en donner la peine, vous les immergeriez dans le ridicule »… Paris 4 août 1862, sur les prises de position erronées des Débats concernant la politique britannique, Lord Palmerston, Disraeli, Lindsay, Cobden… Asnelles (Calvados) 11 avril 1871, [à M. Gregori, à La Province (de Bordeaux)]. « Nous attendons la fin des événements de Paris. Le gouvt triomphera, et bientôt même, cela semble inévitable », mais non « l’école du 4 7bre », et le chef du gouvernement, Thiers, « en sortira lui-même ébranlé. La France n’a pas trouvé là le virum quem »… En post-scriptum, rappel de ses articles sur la Commune, et sur « les analogies de 1792 avec l’époque actuelle »… Lodève 16 mai 1871, au même. Il aimerait lire La Province « en ce moment où la politique intérieure prend une allure mieux dessinée – pas en bien, malgré l’imminence de la déroute des communards parisiens. Les autres journaux, même conservateurs, ne voient que du feu dans ce qui se passe »… Et d’analyser le passage du « petit homme » à gauche, Thiers se voyant comme « le Washington » de la République, etc. 25 juin 1871, à son « cher Pays ». Analyse de la situation politique : erreurs de Thiers, de Jules Favre ; démagogie de la garde nationale ; Rochefort, Félix Pyat, Cluseret, etc. 21 juillet 1872. « Voici donc l’impôt des matières premières voté ! On peut dire que c’est sur la seconde édition du Cheval de Caligula fait consul. La gauche s’est comportée d’une façon digne d’elle. Ce parti-là n’a pas de principes, il n’a que des partisans. Si l’intrigue par laquelle il s’achemine vers le pouvoir réussit, la France est perdue. Après le misérable aventurier italien de Gambetta, nous aurons pour dictateur Jules Vallès ou Razoua, ou Cluseret ; puis, trois mois après, la guillotine, les assignats et l’impôt du vertueux Barbès, d’un milliard sur les riches. La dictature existe dès à présent »…
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