Lot n° 361

LECOMTE DU NOÜY (Pierre). (1883-1947) biologiste. 2 L.A.S., Clairefontaine juin-juillet 1939 ; 3 pages et demie in-8, en-têtes Le Pavillon.

Estimation : 150 / 200
Adjudication : Invendu
Description
Sur L’Homme devant la science (Flammarion, 1939). 30 juin. Il est heureux qu’on ait compris que « ce livre est un “livre de bonne foy”, et que le signal d’alarme devait être donné par un homme de science. L’effort de Le Dantec nous paraît bien puéril aujourd’hui : il manquait de données récentes et de la culture scientifique générale, commune aujourd’hui, mais inexistante chez les biologistes de son époque »… Cependant il n’adopte pas l’« ingénieuse hypothèse » de son lecteur, car « l’homme possède en lui le “souvenir” de tous les stades intermédiaires d’une évolution qui devait aboutir à lui. Il serait impossible – et non pas seulement hautement improbable – qu’on pût en tenir compte. Le temps biologique individuel ne se confond pas avec le temps sidéral […]. Il existe peut-être un temps “des espèces” qui servirait de cadre à l’Évolution »… 6 juillet. Quand il a objecté la mémoire, il voulait parler de « cette accumulation d’éléments qui, non seulement enrichissent notre passé et conditionnent notre présent, mais encore déterminent notre avenir. Ce déterminisme macroscopique est très différent de celui de Laplace […] tout se passe comme si, à travers les embûches et les erreurs, le fil directeur n’était jamais brisé. […] La soif de l’homme pour la vérité, la beauté, l’idéal, la morale, ne s’est manifestée que depuis quelques milliers de dizaines de milliers d’années. Il est possible qu’elle corresponde à un mécanisme quelconque. Mais le fait qu’elle existe, et qu’elle établit la continuité dynamique de l’Évolution, constitue un autre problème »…
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