Lot n° 744

MAÏAKOVSKI, Vladimir. La Guerre et l'Univers (Война и мир). Petrograd, Parus, 1917. In-8 (199 x 131 mm) de 47-(1) pp. : cartonnage de papier crème, plat supérieur imprimé, dos de toile noire (reliure de l'éditeur) ; conservé dans une...

Estimation : 3 000 / 4 000 €
Adjudication : Invendu
Description
boîte moderne de chagrin noir doublée d'agneau-velours beige,
avec fenêtre en altuglass.

►Édition originale, rare.

►Le grand poème pacifiste et révolutionnaire de Maïakovski.

Rédigé en 1916-1917, La Guerre et l'Univers était, avec Le Nuage en pantalon l'un des textes préférés
de l'auteur, qui le récitait volontiers à ses amis à la veille de la Révolution d'Octobre

Le titre choisi par Maïakovski est une allusion à Guerre et Paix de Tolstoï. Le poète joue sur les nuances de l'orthographe russe, paix et univers s'écrivant presque de la même façon jusqu'en 1917. La réforme de l'orthographe (1918) supprimera la nuance, et les deux mots bénéficieront dès lors d'une graphie unique.

La troisième partie du poème aurait dû être publiée dans la revue de tendance pacifiste Chronique, animée par Gorki. La censure en interdira la parution de même que toute lecture publique de l'œuvre. L'intégralité du poème sera publiée au printemps 1917 par l'éphémère maison d'édition Petrus, dirigée par Gorki, où parut simultanément L'Impérialisme, stade suprême du capitalisme de Lénine.

"Dans ce poème, (...) la conception première, assez primitive, que Maïkovski avait de la guerre est remplacée par une réflexion existentielle sur la folie et ses horreurs. (…) Tout comme dans
Le Nuage en pantalon, la vision d'une menace universelle pesant sur l'humanité est contrebalancée par la conviction qu'un monde nouveau, plus harmonieux, est en train de naître..." (Bengt Jangfeldt).


Traces de crayon de couleur aux deux derniers feuillets, coins un peu émoussés, prix corrigé à la plume au plat inférieur (2,85 roubles au lieu de 2,25).

The Russian avant-garde book, MoMA, 2002, n° 161.
– B. Jangfeldt, La Vie en jeu : une biographie de Vladimir Maïakovski, Paris, 2007, p. 101.
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