Lot n° 227

LAMARTINE (Alphonse de). Poème et 3 lettres autographes signés.

Estimation : 400 / 500
Adjudication : 850 €
Description
▬ Poème autographe signé. Mars 1832. Passage de sa « Lettre de M. Alphonse de Lamartine à M. Casimir Delavigne », paru sous ce titre en plaquette en 1824 :

« Mais c'est assez parler de nos vaines querelles ! / Le temps emportera ce siècle sur ses ailes... » (10 vers sur une p. in-12 oblong un peu froissée).

▬ Lettre autographe signée à Marie d'Agoult. Monceaux, 29 novembre 1845 : « Il y a une Providence pour les esprits ; car au moment où on m'apportait votre lettre, je lisais votre article... Le nom de Daniel Stern [pseudonyme littéraire de Marie d'Agoult] m'avait attiré l'œil comme une luciole sur des feuilles sèches. J'y avais trouvé mes pensées, mes pressentiments, et, mieux que cela, les connaissances des lieux, des mœurs et des hommes que je n'avais pas. En un mot l'histoire d'une idée car les idées ont aussi des histoires. On ne les comprend bien qu'en les suivant de leur berceau à leur âge mûr. Hélas, nous ne sommes encore qu'à l'adolescence, ou plutôt le tems ressemble à ces hommes d'un âge verd quoique mûr, comme moi par exemple, qui ont déjà les frissons de l'hyver et ses premières neiges sur la tête et qui ont encore le soleil du printemps dans le cœur. Mais je ne veux pas discourir avec vous sur quatre doigts de papiers de matières si sublimes. J'attendrai quelques soirées pluvieuses et métaphysiques de Paris... ».

▬ Lettre autographe signée à un prince français. Milly [Saône-et-Loire], 14 octobre 1849 :

« ... Je crois que Votre acceptation de fait du titre de membre de l'Assemblée nationale d'un État étranger vous a complètement et authentiquement dénationalisé pour le moment et qu'en conséquence dans toute tentative actuelle pour revendiquer votre nationalité réelle le droit serait contre vous... »

▬ Lettre autographe signée à un poète. Saint-Point, 23 juillet 1852 :

« J'ai reçu, lu et admiré vos beaux vers, Monsieur. Ils m'ont rappelé ceux que j'essayais d'adresser moi-même sur le même sujet en 1825 à Lord Byron notre maître. Il ne m'a pas répondu ici-bas, parce qu'on ne répond pas sur la terre à des questions de cette gravité. Dieu s'est réservé la solution des problèmes afin que cette vie fût une recherche perpétuelle conduisant à lui seul pour avoir raison de tout. Mais c'est assez pour nous que de l'interroger en si beau langage... »
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