Lot n° 178

SIMENON (Georges).

Estimation : En1928ilachèteLaGine
Adjudication : 20000 €
Description
Réunion de 70 lettres à Raymond Ziza dont 28 autographes les autres dactylographiées par lui-même, toutes signées, en tout 84 pages in-4 (sauf dix cartes postales). Paris, Asfeld, Fontenay-le-Comte, La Bourboule, Saint-Mesmin-le-Vieux, Sète, les Sables d'Olonne, Londres, Montréal, Tumacacori, Carmel, New York, Lakeville, Mougins, etc., 1928-1962 ; auxquelles s'ajoutent cinq télégrammes, quatorze enveloppes timbrées, 27 LAS de Régine puis de Denise, les épouses qui se sont succédé, 74 doubles de lettres de Raymond Ziza à Georges Simenon (et aussi aux éditeurs Sven Nielsen – Presses de la Cité –, Gründ et à quelques autres) représentant près de 90 pages in-4 ; en tout environ 220 pages en relation directe avec Georges Simenon et son œuvre. Exceptionnelle correspondance, très révélatrice, adressée par Georges Simenon pendant trente-cinq ans à un ami fidèle, Raymond Ziza. Confident aisé, celui-ci dirigeait à Sète les établissements Dubonnet en un temps où l'apéritif de ce nom, alors à son zénith, rapportait à ses dirigeants de gros bénéfices. Quoique recevant lui-même des droits d'auteur importants de tous les pays du monde pour les contrats passés avec des maisons d'éditions (pour environ quatre cents livres dont près de deux cents publiés sous son nom) pour des inédits, des rééditions, des traductions, des adaptations pour le cinéma et la télévision - ainsi que pour des articles des contributions diverses - Simenon passait par des périodes d'impécuniosité, du moins le prétendait-il ! Il adressait alors de longs messages très circonstanciés à Ziza par lesquels, tout en sollicitant des prêts d'argent remboursables à court terme, il livrait des confidences sur sa vie intime, ses œuvres en cours et ses projets proches ou lointains. Ziza a donc rendu, comme on va le voir, de grands services pécuniaires à l’écrivain, mais après que la fortune et une renommée planétaire soient venues, pour ce dernier, les relations entre les deux hommes n'en sont pas moins restées confiantes et suivies, attestant par là une amitié authentique. La correspondance permet également de suivre sur trente-cinq ans l'étourdissante carrière et l'ascension sociale qui en a résulté du plus célèbre auteur de romans policiers de son siècle. En outre, l’ensemble des lettres fait ressortir, sans jamais la moindre défaillance, le caractère heureux et la nature entreprenante et optimiste de Georges Simenon.
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