Lot n° 202

BARBUSSE, Henri : Correspondance avec Léon et Nicolette Hennique. Un vol. in quarto, rel. demi veau, dos lisse muet, contenant près de 134 lettres signées montées sur onglets, parfois avec enveloppe.

Estimation : 1 500 - 2 000 €
Adjudication : 2 000 €
Description
Écrites entre avril 1904 et mars 1919, elles constituent la correspondance à la fois amicale et professionnelle entre Henri Barbusse et Léon et sa fille Nicolette Hennique. Elle comprend des télégrammes, des pneumatiques, des lettres sur papier à en-tête des éditions Laffite, puis Hachette et sur des papiers de divers formats. Il y est notamment question des collaborations de Nicolette dans la presse, des romans de Henri Barbusse dont « Le Feu », prix Goncourt 1916, des permissions à Paris de celui-ci pendant la guerre de 14 et de sa convalescence après ses blessures.

15 août 1916 : « J'espère que nous approchons de la fin de ces terribles errements dont on commence à revoir le troisième anniversaire ! Je serais bien heureux de voir un peu de votre écriture et de votre pensée en attendant qu'il nous soit donné de vous revoir… »

25 août 1916 : « Oui, écrivez-moi, je vous en pire. Mon existence à moi n'est plus mouvementée, ni intéressante après l'année de tranchées, de vraies tranchées de première ligne, à laquelle je survis ! J'y ai attrapé, du reste, à défaut de blessures, une fameuse dysenterie qui me rend encore invalide jusqu'à nouvel ordre. »

6 novembre 1916 : « je revois actuellement les épreuves du Feu pour le volume, qui doit paraître chez Flammarion. J'apporte quelques modifications. J'élague par ci par là, et j'ajoute des passages. J'ai idée d'une sorte de chapitre liminaire qui soit un peu comme une ouverture d'opéra : on y embrasse l'ensemble de la guerre et on y retrouve, en raccourci, des idées et même des visions qui forment ce qu'on pourrait appeler « les motifs » du livre. »

► Cet exceptionnel recueil comprenant également 7 photographies argentiques, 7 lettres non montées d'après-guerre et un dossier de coupures de presse sur la mort d'Henri Barbusse en 1935, constitue un témoignage de premier plan.
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