Lot n° 298

TAILHADE (Laurent). À travers les Grouins. Paris, P.-V. Stock, 1899. In-16, maroquin rouge, janséniste, dos à nerfs portant le titre doré, doublure de maroquin citron serti d’un filet doré, gardes de moire rouge, doubles gardes de papier...

Estimation : 1 500 - 2 000 €
Adjudication : Invendu
Description
marbré, tranches dorées sur témoins, couverture, étui (E. & A. Maylander).

Édition originale, ornée en frontispice d’un portrait de l’auteur par Charles Léandre.

Tailhade, engagé derrière Zola dans l’affaire Dreyfus, collabora à L’Aurore et aux Droits de l’homme. Ce recueil rassemble, outre des poèmes, une partie de ses articles provocateurs dans lesquels il attaque le nationalisme et raille les antidreyfusards, en particulier Drumont et Barrès.

► UN DES 2 EXEMPLAIRES SUR PAPIER WHATMAN, seul tirage en grand papier avec 2 japon et 8 hollande. Celui-ci n’est pas expurgé (suite à son procès gagné contre Tailhade en décembre 1898, le publiciste André Vervoort avait obtenu que son nom soit entièrement rayé du texte d’À travers les grouins).

─ EXEMPLAIRE DE L’ÉDITEUR, portant sur le faux-titre UN ENVOI AUTOGRAPHE DE TAILHADE À
• P.-V. STOCK en hommage de gratitude et d’amitié.

Il contient le portrait en trois états et est enrichi de 4 L.A.S. DE TAILHADE À SON ÉDITEUR concernant le service de presse, ainsi que du MANUSCRIT AUTOGRAPHE D’UN ARTICLE DE GUSTAVE KAHN (sur 3 pages in-12 oblong) paru dans La Revue blanche le 1er décembre 1899.

Dans l’une de ses lettres, datée du 10 novembre 1899, Tailhade demande où sont passés les exemplaires destinés au couple Gustave Kahn, parle de son œil arraché suite à l’attentat manqué au restaurant Foyot rue de Tournon et lance cette boutade contre son ancien ami Maurice Barrès, qu’il surnommait le requin avec de fausses dents : Demain je vais essayer un œil de verre qui m’ira mieux, je l’espère que les fausses dents de Barrès.

─ Bel exemplaire, provenant de la bibliothèque
• Charles Hayoit (2001, n°662).
Partager