Lot n° 222

SADE DONATIEN-ALPHONSE-FRANÇOIS, MARQUIS DE (1740-1814). 3 P.A.S. « Sade », Charenton 1808-1812 ; 1 page et demie petit in-4, et 2 pages oblong in-8 et in-12.

Estimation : 3 000 - 4 000 €
Adjudication : 4 160 €
Description
► Intéressant témoignage sur son état de santé à la fin de sa vie, alors qu’il est interné à Charenton ; et reçus de la pension que lui verse son fils.

─ Charenton 22 octobre 1808.
« Copie du certificat que m’a delivré M. de Guise [DEGUISE, médecin-chef de l’hospice de Charenton], conforme à l’original ».
François Deguise, « docteur en medecine nommé par le gouvernement medecin de l’hospice de Charenton », certifie que « le Sieur de Sade pensionaire au dit etablissement est attaqué d’un rhumatisme aigu et vague qui se porte particulierement du coté de la poitrine, alors palpitation &c ou à la tete, de la tournoyement qui le font trebucher ; de plus il a la jambe droite qui enfle surtout le soir. L’etat de plectore ou est le Sieur de Sade, demande des soins particuliers, et il y aurait à craindre pour ses jours s’il changeait ses habitudes et sa manière de vivre »… Il recopie la signature de Deguise et la légalisation par le maire de Charenton, et ajoute : « Je certifie le tout conforme à l’original Sade ».

─ Charenton 24 août 1811 :
« Je soussigné reconnois avoir recu des mains de Monsieur Corbin propriétaire [l’ancien avoué de sa femme] la somme de cent cinquante francs pour le mois d’aoust, conformement aux arrangemens pris entre mon fils et moi »…
Il signe « de Sade ».
18 août 1812 : « Je reconnais avoir recu de mon fils la somme de cent cinquante francs pour le mois d’aout »…
▬ On joint :
• un acte notarié (expédition signée par le notaire Finot), Charenton Saint-Maurice 21 ventose XII (12 mars 1804 ; 2 pages et demie in-fol.), par lequel « Donatien Alphonse François Desade homme de lettres, demeurant ordinairement à St Ouen […] et présentement pensionnaire à la Maison nationale de santé de ladite Commune de Charenton », reconnaît devoir au négociant parisien Claude DIARD la somme de 7.7672 francs que ce dernier lui a prêtée, et qu’il promet de rembourser au 15 messidor (4 juillet) « en especes metalliques d’or ou d’argent ayant cours et non en aucuns papiers billets de banque ou autres effets quelconques » ; en garantie, il hypothèque ses domaines de la Malmaison à Emancé (Seine-et-Oise), et de Grandvilliers à Viabon (Eure-et-Loir).
Au dos de l’acte, Sade a noté de sa main : « Affaires Diart ».
Partager