Lot n° 919

BONAPARTE Jérôme (1784-1860) frère de Napoléon, il fut Roi de Westphalie. 21 L.A.S. « Jerome », 1842-1846, à sa fille la Princesse Mathilde ; 31 pages la plupart in-8, quelques adresses.

Estimation : 600 / 800
Adjudication : 1 690 €
Description
Lettres affectueuses à sa fille Mathilde.

Les lettres sont pleines de cordialité à l’égard du mari de Mathilde, Anatole DEMIDOFF, et parsemées d’allusions aux affaires familiales : il est question de son fils (du premier lit) Jérôme, de son autre fils (frère de Mathilde) le Prince NAPOLÉON (le « cher Plomplon »), du Duc et de la Duchesse de Leuchtenberg, de ses frères Louis et Joseph, de la « tante Julie » [Clary], de la vente de 1 200 tableaux de la « gallerie du Cardinal [Fesch] (les plus médiocres) », etc.

Quarto 16 août 1842.
Blâmant le Roi de Wurtemberg [l’oncle maternel de Mathilde], qui intrigue contre eux, il assure que « jamais Napoléon ne serait parti sans avoir non un visa ; mais un passeport russe, par ce moyen nous eussions été certain du consentement de l’Empereur »…

30 août 1842,
sur le sort de son fils Jérôme : « il a un cœur excellent, mais sa tête est parfois bien légère ; Napoléon au contraire avec la même bonté possède un caractère ferme, positif qui ne me laisse aucune inquiétude pour son avenir ; mais Jérôme m’en donne même pour son existence matérielle »…

Florence 3 août 1845,
conseils pour un voyage à Meran (Merano) où séjourne la Grande Duchesse Hélène (Charlotte de Wurtemberg).

Florence 18 mars 1846.
Il craint que « les événements de Pologne [le soulèvement de Cracovie et ses suites], ou plutôt la manière dont ils sont pris à Paris et dans toute la France ne fassent donner l’ordre à tous les Russes de quitter Paris, et alors que feras-tu ? »…

20 mars 1846.
Bénédiction paternelle pour l’anniversaire de Mathilde…
« Ton frère m’a donné hier une charmante petite montre faite exprès à Genève par un Polonais, avec les portraits de l’Empereur et de votre excellente mère ; j’y ai été bien sensible, parce que cela m’a prouvé qu’il s’était occupé de moi long-tems avant le premier de l’an ; c’est du reste un objet délicieux et du meilleur goût !! »…

Florence 4 août 1846.
Il espère que les affaires de Pologne ne mettent aucun obstacle au plaisir de son séjour à Paris, et il conçoit que Mathilde ne puisse encore rien dire de positif sur les affaires de son père, « mais je reste toujours convaincu que si Mr THIERS le veut réellement, il saura t’indiquer la véritable route à suivre pour arriver à un heureux résultat : ce qui est d’autant plus essentiel que ma position comme elle est, est insuportable au-delà de quelques mois encore !!! »… Etc.

On rencontre aussi les noms de la Marquise Bartolini, la Comtesse Camerata, Sophie d’Orange, la Princesse Marie de Wurtemberg, Adolphe de Nassau, François Guizot, Lord et Lady Holland, etc.
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