Lot n° 1126

BOURRIENNE Louis-Antoine Fauvelet de (1769-1834) secrétaire intime de Napoléon, ambassadeur. L.A.S. «Bourrienne», [vers 1807, au général Claude-Ignace- François MICHAUD, Gouverneur des villes hanséatiques], avec réponse autographe du...

Estimation : 700 - 800 €
Adjudication : Invendu
Description
Général MICHAUD en marge ;
3 pages in-fol.

Belle lettre sur le mariage de Napoléon et Joséphine, et la situation critique de la France.

[Jean-André MOLTEDO (1751-1829) a été député de la Corse à la Convention ; il siège alors au Coneil des Cinq-Cents.]

Lucien charge Moltedo de transmettre une lettre au citoyen FRÉRON qui doit être de retour à Marseille, et dont il prend la défense : il a sauvé le Midi, sa dernière mission a réparé les torts de sa jeunesse, et tous les patriotes doivent le soutenir («non ho bisogno di dirvi che à salvato il mezzogiorno ; la sua ultima missione ripara gli torti della sua gioventù e tutti i Patriotti devono sostenerlo»)... Il le charge aussi de tranmettre une lettre à Joséphine de BEAUHARNAIS («Madame Beaurnais»), dont le mariage avec son frère est dans tous les journaux («che tutti i giornali annunciano essersi maritata con Napolione»)... Puis il brosse le tableau d'une France exsangue, au bord de la banqueroute et minée par les mouvements royalistes :
«Qui si parla molto di pace da una parte e da mandati dall'altra. Tutti i servizi publici mancano e non si sostengono che per mezzi estraordinari : gli mandati sono già discreditati avanti la loro emissione». Si la paix ne se fait pas, il faudra une nouvelle terreur, non celle qui a dressé mille guillotines, mais un mouvement populaire qui interdira aux ennemis publics, aux agioteurs et aux royalistes de lever superbement leur front ; il reproche au Conseil des Cinq-Cents d'avoir écouté les mensonges d'Isnard ou Jourdan ; les conspirations contre la liberté doivent cesser :
«Credo che se non abbiamo la pace, bisognerà il terrore per salvare la Republica ; non il terrore che aveva drizzato mille guillotine, ma il terrore che avéa impresso un tel movimento alla machina che i nemici publici, gli agiotori, i Réalisti non ardivano più alzare uno fronte superbo. Come avete voluto voi altri del Consiglio ascoltare di sangue freddo le orrende mensogne d'Isnard et di Jourdan... che impudenza ! che falsità ! Non verrà egli il tempo di terminare la pugna de conspiratori contra la libertà. - In che stato è la Francia !»...

─ Provenance : Bibliothèque impériale de Dominique de VILLEPIN (19 mars 2008, n° 174)
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