Lot n° 118

Maurice BARRèS (1862-1923). 2 L.A.S.

Estimation : 150 / 200
Adjudication : Invendu
Description
4 pages in-8 sur papier quadrillé (plis un peu fatigués) et 1 page et demie in-4. [Début des années 1880], à son ancien condisciple Pierre Campaux. Lui aussi est littérateur : « J’ai quelques articles imprimés à la Meurthe, feuille de clan que tu sais. Ce qui ne m’a valu que quelques lettres de Mme Ackermann, dont tu connais sans doute les magnifiques vers ; et une lettre plus un volume avec dédicace de P. de Saint-Victor, lequel m’a été, je le crains, fort nuisible car visant au style Gautier, Banville, St Victor, je n’ai fait que du galimathia. Peut-être pourrai-je attribuer à cette grotesque emphase et à mes citations de Baudelaire, doublées de mon mépris de Boileau, le bel échec que tu m’annonces »… Il demande dans « quel chou » son camarade écrit ; lui-même fait de la critique, et a quelques idées de nouvelles, « mais je n’ai pas encore de style et ça me tracasse »… 28 janvier 1917, à Finot. Barrès s’applique à rendre justice, « à donner, selon mes forces, de la gloire aux meilleurs dans tous les partis, je travaille à l’union et à l’amitié française »… Il rechigne à venir examiner les projets législatifs de Finot : « Quand je suis injurié et calomnié systématiquement de la plus abominable manière et par des raisons bien basses, je vois tel membre de votre comité qui y prête la main, qu’irais-je faire de collaborer avec lui ? »… On joint une belle photographie et le numéro des Hommes d’aujourd’hui à lui consacré.
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