Lot n° 195

Pierre LOUŸS (1870-1925). Manuscrit et notes autographes sur Wagner,

Estimation : 400 / 500
Adjudication : Invendu
Description
1916-1918 et s.d. ; 9 pages oblong petit in-4 ou in-8. Notes de 1916 sur l’« empreinte ineffaçable sur l’œuvre d’un compositeur » laissée par une audition : celle d’Iphigénie en Tauride, sur Berlioz, et sur Liszt celle de la Fantastique. « Chacun d’eux avait 19 ans »… Lorsque Wagner atteint le même âge, « se répandent en Allemagne trois fameuses partitions » : Guillaume Tell, Robert le Diable, la Symphonie fantastique de Berlioz-Liszt… – « Jamais Wagner ne s’est caché des emprunts qu’il faisait aux maîtres, ni même aux pires simulateurs. La première ligne du Crépuscule des Dieux n’est pas seulement une blague indigne de nous. C’est une offense à la musique. […] Vous connaissez le mouvement de cet infernal galop. L’unité de temps y est la double croche qui vaudrait ici 576 au métronome »… – Mort d’Amalie Materna : « 21 janvier 1918. Depuis huit jours trois pages de Wagner m’obsédaient : – Ruhe, ruhe, du Gott. – Weisst du auch, mein Freund, wohin ich dich führe ? (C’est-à-dire la mort de Brünnhilde) – et la marche funèbre de Parsifal (autrement que ne la comprend J.B.) Et ce soir même j’apprends la mort de Brünnhilde et de Kundry – Materna »… – Remarques sur la mise en scène de Parsifal, avec petit croquis. « Acte II. Duo. Le baiser de Kundry ne doit durer que cinq mesures et non pas onze. Voici comment il était réglé à Bayreuth il y a plus de vingt ans. À l’entrée des hautbois […] Parsifal paraît oppressé et fait effort pour se dégager. À l’entrée des cuivres […] il se dresse brusquement, pose la main sur sa poitrine, reste immobile, puis fait quelques pas en chancelant sur le thème descendant de la 10e mesure. Bref Parsifal doit être debout pendant tout le crescendo orchestral et s’éloigner de Kundry »… On joint un manuscrit a.s. « P.F. Louis », La Lecture, devoir scolaire jugé « facile, mais mou, sans analyse et sans relief » par le correcteur (5 p. et demie in-4). Plus une photographie de Debussy endormi à table.
Partager