Lot n° 204

Octave MIRBEAU (1848-1917). 5 L.A.S.,

Estimation : 400 / 500
Adjudication : 500 €
Description
1890-1904 et s.d. ; 6 pages formats divers. Les Damps 5 octobre 1890. Dans « cette extraordinaire affaire Maeterlinck », et en écrivant son article, il n’a pensé ni aux Entretiens ni à Paul Adam, dont il aime beaucoup le talent. « M. Mallarmé, avec qui, maintes fois, je parlai de vous, pourrait se porter garant de mes sympathies et de mes admirations, envers un groupe d’écrivains que vous défendez si bien, contre une attaque qui n’existe pas »… – « Cette affaire Maeterlinck a été bien extraordinaire. Mais, malgré les jalousies, et les négations intéressées, il m’apparaît que c’est un triomphe pour l’admirable poète des Aveugles. J’en suis très heureux, et cela me fait croire à la justice »… [Février1891, à Emmanuel Chabrier], envoyant Sébastien Roch : « Je crains que vous ne trouviez ça bien mauvais, bien grossier, et d’un rhythme bien vulgaire. Quant à moi, j’ai horreur de mes livres, parce que je sens, en moi, autre chose, que j’essaie maintenant d’exprimer. Mais quelle torture ! Je voudrais […] me contenter d’admirer les autres, les braves artistes qui, comme vous, savent trouver une belle forme à leurs rêves »… Cormeilles-en-Vexin 16 octobre 1904, à un ami : plaintes sur sa santé et celle de sa femme (« reprise de ses accès de neurasthénie ! »), et invitation à dîner… –Réponse à une enquête sur la patrie et le patriotisme. « Au point de culture philosophique où nous en sommes, l’idée de patrie n’évoque en moi que d’horribles images de violence, de ténèbres, de haine, de meurtre, d’extermination. Elle est pittoresque mais singulièrement régressive, et, osons le dire, criminelle. Le patriote me fait l’effet d’un sauvage, avec sa tête ornée de plumes éclatantes, et sa ceinture lourde de têtes coupées. On lui fait croire que c’est un héros, parce qu’il aime à se vêtir d’oripeaux généralement rouges ; en réalité, c’est un assassin : ou un pochard… les deux souvent »…
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