Lot n° 213

Jules RENARD (1864-1910). 2 L.A.S.,

Estimation : 300 / 400
Adjudication : 550 €
Description
1906-1908, à l’éditeur Paul Ollendorff ou son collaborateur Pierre Valdagne ; 2 et 4 pages in-8. Chaumot 11 juin 1906. Il envoie les épreuves (pour la réédition de La Lanterne sourde et Coquecigrues, édités pour la première fois en 1893) : « J’ai fait, je crois quelque progrès depuis, mais je ne trouve pas ce livre déshonorant ». Il demande les épreuves de la couverture, discute du tirage (1500 ou 2000), et réclame ses droits d’auteur : « Pourvu que je mange !! » Il ajoute : « Savez-vous qu’on donne des Histoires naturelles en dictées au certificat d’études » ; un gosse a répondu qu’il était un écrivain de l’époque de Louis XIV, puis de Louis XI ! : «Ça fait une moyenne avec ceux qui disent que je suis trop fier et que je n’écris plus pour la postérité »... Paris 26 octobre 1908. Il s’insurge de la façon dont il est traité et regrette d’avoir donné son livre à Ollendorff : «  Je l’ai donné à l’ami et à l’homme de lettres, à condition qu’il en serait le maître ! Je ne comprends plus. Ou plutôt je comprends que Fayard se soit moqué de moi quand j’ai passé de Fayard à Valdagne », à qui il reproche sa légèreté et son incompétence : « Je me demande ce qui vous regarde ? Le livre a dû paraître en janvier, en juin, en septembre, en octobre. Ça ne vous regarde pas »… Il a lâché une critique théâtrale et le Mercure de France « qui m’offrait pour mon livre des conditions très honorables », pour se faire traiter de « poire par votre maître. Le résultat : je n’ai plus aucune confiance en mon livre ». Il préfère mettre un point final à cette histoire. [Nos frères farouches, Ragotte paraîtra chez Fayard.]
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