Lot n° 144

LITTÉRATURE.

Estimation : 1 000 - 1 500 EUROS
Adjudication : Invendu
Description
– MANUSCRITS POÉTIQUES. XIXe siècle. – Ensemble de 21 pièces. – About (Edmond). Poème autographe signé daté du 18 décembre 1851. « Lorsque tes beaux yeux noirs sous leur longue paupière / Font glisser mollement un regard de velours... » (4 quatrains d'alexandrins). – Augier (Émile). Citation poétique autographe signée. Passage de l'acte III de sa comédie L'Aventurière (18 vers). – Barthélémy (Auguste). Poème autographe signé intitulé « À Mr xxxx en lui adressant un médaillon contenant des cheveux de Napoléon ». « Cet écrin doublement scellé de mon empreinte, / C'est un rare débris, c'est une chose sainte, / ... / Au milieu d'une nuit de cruelle insomnie, / Un serviteur, témoin de sa lente agonie / recueillit ces rayons sur un soleil mourant » (2 sixains). – Béranger (Pierre-Jean de). Poème autographe signé intitulé « Bonhomme pas' passe ». Chanson libertine : « Les beaux pendants d'oreilles ! / Dit Nanon qui pressait / Deux cerises pareilles / Que leur queue unissait... » (3 huitains de couplets et un distique de refrain à répéter, tous hexasyllabes). – Courteline (Georges Moinaux, dit Georges). Poème autographe signé intitulé « Ève ». « Nos deux premiers parents pleuraient ce paradis... » (14 alexandrins). Sonnet dédié « à Madame Henri Lavedan ». – Delavigne (Casimir). Poème autographe signé intitulé « Épilogue », daté du 20 décembre 1826. « De l'antique élégie, allez, filles nouvelles, / Vous, dont la voix chanta la liberté... » (40 vers ; petit manque marginal). Poème originellement paru en 1827 dans son recueil Sept messéniennes nouvelles (Paris, Ladvocat). – Houssaye (Arsène). Poème autographe signé intitulé « À Théophile Gautier », daté du 11 avril 1843. « Quatre choses encor sont bonnes ici bas, / Une femme – un ami – la Muse – la paresse... / Ce matin je rêvais – une main dans ma main / Frémissait de plaisir – je songeais que demain / Je n'aurai rien à faire ! Amour, Muse et paresse ! / L'amitié me manquait : – on apporta La Presse » (16 alexandrins ; fente restaurée). Théophile Gautier tenait la critique dramatique dans le journal La Presse. – Mendes (Catulle). Poème autographe signé. « Avec tous les péchés anciens / De ces monstres parisiens, / Roses de musc, roses de fange, / j'ai fait un bouquet trs pervers : / Vous en ferez des lys noués de myrthes verts, / Rien qu'à les respirer, doux ange ! » (sixain). Catulle Mendès publia deux recueils poétiques intitulés Monstres parisiens, en 1882 et 1885. – Moreas (Jean). Poème autographe signé intitulé « Églogue à elle encore ». « J'eusse pu me nourrir de miel / Nouveau, pendant des mois, et bien que l'on prétende / Que sa saveur trouble les sens, / Je n'eusse été, certes, tant dépourvu de sagesse / Que pour avoir, de mes livres, ah, si peu ! / Effleuré ta bouche semblable au feu... » (32 vers, sur papier à en-tête imprimé du café Vachette à Paris). Pièce parue en 1891 dans la suite « Allégories pastorales » de son recueil Le pèlerin passionné (Paris, Vanier). – Richepin (Jean). Poème autographe signé intitulé « L'amour vainqueur ». « Vive l'amour vainqueur, dont la forme éternelle / Sait prendre autant d'aspects que notre rêve a d'yeux !... » (sonnet de 14 alexandrins ; signature biffée au crayon de couleur). - Richepin (Jean). Poème autographe. Brouillon d'un envoi sur un de ses livres au peintre Georges Rochegrosse : « Bon peintre aux doigts pleins de soleil, / Georges Rochegrosse, voici / Mon livre... » (12 octosyllabes). – Samain (Albert). Poème autographe signé. « Ses yeux glacés de vert, ses yeux déjà vus, – où ?... » (14 vers). Sonnet dédié à Rachilde, nom de plume de la sulfureuse femme de lettres Marguerite Eymery, qui fonda le Mercure de France avec son mari Alfred Vallette. – Sully Prudhomme (René-François-Armand Prudhomme dit). Poème autographe signé intitulé « Les Yeux ». « Bleus ou noirs, tous aimés, tous beaux, / Des yeux sans nombre ont vu l'aurore... » (20 octosyllabes). Pièce parue en 1865 dans son premier recueil, Stances et poèmes (Paris, Achille Faure). – Sully Prudhomme (René-François-Armand Prudhomme dit). Citation autographe signée : « Ici bas tous les lilas meurent, / Tous les chants des oiseaux sont courts ; / Je rêve aux étés qui demeurent / Toujours... » (8 vers). Passage de la pièce « Ici-bas » parue en 1865 dans son recueil Stances et poèmes (Paris, Achille Faure). – Également Jean-Nicolas Bouilly, Jérôme Doucet, Xavier de Montepin, Gustave Nadaud, Eugène de Planart (au verso du poème de Jean-Nicolas Bouilly), Eugène Scribe (2 pièces, dont « les fameux vers sur le parapluie » auxquels Honoré de Balzac fait allusion dans La Muse du département), Armand Silvestre. Joint : Sully Prudhomme (René-François-Armand Prudhomme, dit). Stances et poèmes. Paris, Achille Faure, 1865. In-18, reliure de l'époque en demi-chagrin rouge à dos à nerfs cloisonné. Édition originale, dont il ne fut tiré que quelques exemplaires de tête sur vélin fort. Également joint, des copies manuscrites anciennes du poème « Le Vase brisé » de Sully Prudhomme, et d'un sonnet d'Edmond Haraucourt.
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