Lot n° 149

Stéphane MALLARMÉ (1842-1898)

Estimation : 1500 - 2000
Description
Lettre autographe signée adressée à Armand Renaud. Tournon, Lundi 27 juin [1864]. 4 pp. in 8. Mallarmé se plaint du silence de son ami puis évoque ses travaux en cours : « …l’article que j’ai fait sur les chers Caprices de boudoir [d’Armand Renaud] a-t-il paru dans l’Artiste ?... Je viens d’en terminer un sur les Flèches d’Or [d’Albert Glatigny, paru la même année]… J’ai fait peu de vers depuis ceux que j’ai envoyés à Cazalis, mais quelques poèmes en prose…et une symphonie littéraire où Th. Gautier, Baudelaire, et de Banville entrent comme motifs… »

Il annonce la future naissance de sa fille qui le contraint à demeurer loin de Paris : « ...Je resterai auprès d’elle autant que possible, mais je ne saurais, sous peine de déchéance spirituelle, rester toujours – j’ai besoin d’hommes, de parisiennes, de musique et de tableaux. Je suis déjà aux trois quarts abruti… »



















Références : Correspondance de Mallarmé (H. Mondor et J.-P. Richard puis L.J. Austin 1959-1985, Gallimard) et Lettres sur la poésie 1872-1898 (Bertrand Marchal, coll. Folio, Gallimard, p.183).
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