Lot n° 214

François de BEAUHARNAIS (1756-1846), militaire, ambassadeur en Espagne sous l’Empire ; beau-frère de l’Impératrice Joséphine

Estimation : 400 - 600
Description
Quatre lettres autographes signées [1801] - 1819. 8 pp. in-8 dont avec adresse. 29 frimaire [1801]. Le colonel de Beauharnais adresse à son correspondant un courrier pour son gendre, M. de La Valette, « le plutôt possible… assuré qu’elle lui parviendra assez promptement et beaucoup plus sûrement car cette ville-cy est fort peu sûr pour l’administration des postes, moins par le chef que par les sous-œuvres. Je vous prierai de remarquer si ma lettre vous est arrivée intacte… » Il aurait voulu discuter de politique et demande des nouvelles : « Comment avez-vous trouvé mon neveu et Hortense ma nièce ? La nouvelle que j’ai lue dans les gazettes se confirme t’elle ? de son mariage avec Louis Bon***. Eugène son frère épouse t’il une nièce du ministre de Talleyrand ? J’espérais passer l’hiver à Paris, je vois que mon exil ne finira pas avant le printemps ; on ne conçoit pas pourquoi seul je conserve ma lettre de cachet, je ne vous en donnerai pas l’énigme… »



Dans une autre lettre dans laquelle il signe Beauharnais ex-constituant, il indique avoir failli perdre sa femme : « depuis quelque temps, une maladie affreuse s’est déclarée… J’ai fait faire plusieurs consultations, aucun de ces M. n’était d’accord sur l’espèce de paralysie qui affectait tout son corps... M. Alphonse Leroy a sauvé Mde de B* et a ordonné des bains de moutarde... »



1819. À propos de la succession de feu le comte de Beauharnais, Pair de France ; il « n’a laissé que deux filles qui sont ses héritières naturelles, savoir la grande duchesse douairière de Bade et Joséphine de Beauharnais sa fille du second lit dont la mère est tutrice ad honores... »



22 juin [1837]. À propos de sa nièce la Reine Hortense, malade, et des différentes consultations : « …Les dernières lettre d’Arenenberg ont donné des nouvelles plus satisfaisantes de ma nièce. Que la providence daigne exaucer nos vœux ! si ce mieux continue, la reine devra tout à vos soins… »



Joint : 2 lettres de Hortense de Beauharnais, fille du marquis François. Remerciant le médecin qui a accompagné et soigné la Reine Hortense avant son décès en 1837 : « …Le souvenir vers celle que nous regrettons tant ne pouvait que m’attendrir et me toucher vivement : il m’est bien doux… d’avoir cette occasion aujourd’hui de vous exprimer toute ma reconnaissance à vous qui avez tant contribué par vos soins constants et éclairés à adoucir les souffrances de notre pauvre et chère Reine. Vos soins ont été vivement appréciés par tous… ». & lettre de remerciements à Éléonore Gordon. (3 pp. et 1 page in-12).
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