Lot n° 48

ALSTED (Johann Heinrich). — Methodus admirandorum mathematicorum. — Appendix ad libros. — Herbornae Nassoviorum [Herborn], 1613. — 2 parties en un volume in-12, vélin, tranches rouges (Reliure de l’époque).

Estimation : 800 - 1 000 €
Adjudication : 758 €
Description
Édition originale, ornée de 5 tableaux dépliants. (Lalande, p. 162.)

Ouvrage traitant de la place des mathématiques dans l’univers de la connaissance, leur rôle, leur enseignement et leurs rapports aux autres disciplines. Influencé par la dialectique de Pierre La Ramée et l’art combinatoire de Raymond Lulle, Alsted (1588-1638), philosophe et théologien allemand, consacra une partie de sa vie intellectuelle à une mise en ordre universelle des savoirs.

Dans l’état actuel des connaissances, deux auteurs seulement utilisent l’expression mathesis universalis avant Descartes. Le premier est le mathématicien belge Adriaan Van Roomen (Adrianus Romanus, 1561-1615) […] Le second auteur est l’humaniste protestant Johan Heinrich Alsted, qui publie en 1613 une Methodus admirandorum mathematicorum. Il s’agit d’un traité de type encyclopédique, dont la première partie s’occupe à décrire les traits généraux de la mathématique, avant d’entrer dans particularités des mathématiques dites spéciales (arithmétique et géométrie). Alsted insiste surtout sur les aspects méthodologiques communs aux différentes disciplines mathématiques [...]. Mais il détaille également un certains nombre de concepts jugés communs aux mathématiques « spéciales » comme le fini et l’infini, les rapports et les proportions (David Rabouin, Mathesis Universalis. L’idée de « mathématique universelle » d’Aristote à Descartes, 2009).

Quelques rousseurs, galerie de vers à plusieurs feuillets touchant parfois le texte. Vélin taché.
Partager