Lot n° 284

PARIS. Jacques-Louis de BERINGHEN (1651-1723), premier écuyer du roi, directeur général des …

Estimation : 1 200 - 1 500 EUR
Adjudication : Invendu
Description
PARIS. Jacques-Louis de BERINGHEN (1651-1723), premier écuyer du roi, directeur général des Ponts-et-Chaussées, et grand collectionneur d'art. 11 lettres signées au président Hénault. 14 pp. in-folio. Paris et Armainvilliers, février - novembre 1721. Intéressante correspondance essentiellement consacrée au " pavé de Paris ", l'aménagement des rues et des quais de la capitale, ainsi que l'assainissement. " On me donne avis, monsieur, que les boueurs de Paris déchargent les boues à costé de la grande chaussée de Paris à Orléans, et remplissement les fossés que nous faisons faire à costé du chemin pour l'écoulement des eaux []. Le Roy ayant ordonné que la rue de la grange batelière sera pavée Monsieur aux dépens des propriétaires des maisons et places chacun en droit soy, Sa Majesté vous a nommé par arrest du 17 du mois passé pour donner les pentes []. M. le duc d'Aumont demande monsieur un alignement favorable pour le petit hôtel d'Aumont que l'on rebatit rue de la Mortellerie [] ". Plusieurs lettres concernent l'aménagement du " quay de l'Ecole " et l'adoucissement de la rampe du Pont Neuf ; il est également évoqué un voyage au nouvel établissement des adjudicataires du Pavé de Paris au rocher de Samoreau, l'aménagement du quai du Louvre, etc. " Vous m'avez fait beaucoup de plaisir Monsieur de me mander la situation de tous nos ouvrages, je vous prie de continuer à y tenir la main, surtout pour notre quay du Louvre, qui mérite une particulière attention. Si la ville ne fait point assez de diligence pour préparer la forme, ainsi qu'elle y est obligée à notre égard, faites-y mettre des terrassiers dont on tiendra des rolles, que nous ferons payer par qui il appartiendra. Souvenez-vous s'il vous plaist qu'il faut faire oster les baraques ou bureaux qui sont entre le pavillon de la reine et le guichet de la rue Fromenteau, le passage est là trop étroit pour les y soufrir [] ". On joint une lettre de Claude Le Blanc au président Hénault, sur le même sujet (1721).
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