Lot n° 1070

GONCOURT (Edmond et Jules de).

Estimation : 50 / 75
Adjudication : 100 €
Description
Journal. Mémoires de la vie littéraire (1851-1896). Avant-propos de l'Académie Goncourt. Texte intégral établi et annoté par Robert Ricatte.- BILLY (André). La vie des frères Goncourt. Monaco, Les Editions Nationales, 1956-1958, 22 et 3 vol. 8°, en ff., sous couv. impr. et étuis en carton souple lég. défraîchi. Edition en grande partie originale (la 1e édition ne comportait que 9 vol.). Ex. num. sur vélin de Renage. Bel exemplaire. Le Journal reste un témoignage intéressant sur la deuxième partie du XIXe siècle. Jusqu'à sa mort en 1870, Jules fut le principal auteur du Journal, qui fut ensuite poursuivi par Edmond, resté seul. Sous-titré Mémoires de la vie littéraire, il se compose d'un ensemble de notes prises au jour le jour. On y trouve, en désordre, au fil des dates :
des observations sur la santé des deux auteurs, et de leurs amis : en particulier, pendant l'année 1870, la maladie de Jules, la syphilis, qui doit aboutir à sa mort, est décrite avec soin par Edmond ; le récit des démêlés des auteurs avec les commissions de censure, aussi virulentes et bornées sous la IIIe République que sous le Second Empire ; les rapports des auteurs avec la critique, souvent sévère, voire insultante : les romans des deux frères, comme ceux d'Émile Zola, ont souvent choqué leurs contemporains et les critiques pudibonds ; le récit du succès ou des échecs des livres, et surtout des pièces de théâtre (la plupart des romans des auteurs ayant été adaptés pour la scène, comme il était d'usage à cette époque) : des observations politiques, où les auteurs se révèlent antirépublicains et laissent libre cours à leur antisémitisme (Édouard Drumont était ami d'Edmond) ; des propos, entendus dans les dîners mondains et les salons, sur des célébrités (écrivains, artistes, scientifiques, philosophes, hommes politiques) sous un jour souvent inattendu : la publication de ces propos a souvent amené des brouilles entre les Goncourt et leurs connaissances, qui leur reprochaient leurs indiscrétions.
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