Lot n° 1258
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Verrerie.-

Estimation : 50 / 75
Adjudication : 240 €
Description
S.A. des Verreries de Fauquez. 3 séries de cartes postales (env. 188) représentant des spécimens de quelques travaux de revêtements ; 1. Corridors et cuisines.- 2. Salles de bains et cabinets de toilette.- 3. Façades, salons de coiffure, intérieurs d'églises et divers. Henri Michotte qui, en 1899, a racheté, pour une bouchée de pain, cette verrerie spécialisée dans le verre creux, fait appel à Arthur Brancart. Celui-ci jouit déjà d'une certaine réputation dans le milieu. Originaire d'une famille modeste, il a commencé comme apprenti dans une verrerie de Boussu. Suivant des cours de soir en décoration sur verre, il devient rapidement chef d'atelier. Il gère ensuite les Gobeleteries et Cristalleries de l'Escaut. Il est même employé par la Société Générale de Belgique pour mettre de l'ordre dans ses filiales en Pologne. A Fauquez, il s'impose rapidement dans la société qu'il rachètera plus tard. Il faut dire que depuis son arrivée, Arthur Brancart n'a de cesse de développer la société. Il fonde notamment une usine céramique. Arthur Brancart s'attache à développer de nouveaux produits. En 1913, les verres opalescents et colorés connaissent un grand succès à l'exposition de Gand. C'est dans les années 20 que les verreries de Fauquez connaissent leur âge d'or. A la fin de la Première Guerre mondiale, les verreries commencent à produire de la marbrite (une imitation de marbre faite à base d'éclats de verre). Le rayonnement du produit s'opère toutefois au lendemain de l'Exposition des Arts Décoratifs de Paris en 1925, où les Verreries de Fauquez disposent de leur propre pavillon, fort remarqué et même primé. Parallèlement à ce succès économique, la Verrerie agrandit ses territoires et les aménage. De nouveaux départements s'ouvrent. Une glacerie, entre autres, a pour but de polir la marbrite qui connaît un succès international toujours plus grand. Cette croissance entraîne un besoin en main-d'oeuvre toujours plus important. Le nombre d'ouvriers passe ainsi de 200 à 800 en 1930. C'est à cette fin que les verreries créeront aussi une véritable infrastructure sociale.
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