Lot n° 772

ISLE DE FRANCE (ÎLE MAURICE). Berthelot Duchêne Bênier, ancien trésorier des Invalides de la …

Estimation : 300 - 400 EUR
Description
ISLE DE FRANCE (ÎLE MAURICE). Berthelot Duchêne Bênier, ancien trésorier des Invalides de la Marine à Port-Louis, Isle de France. 5 lettres autographes signées à M. Daudet, procureur général de la maison de Saint-Lazare, à Paris. 12 pp. in-4. Port-Louis, Isle-de-France 28 août 1787 - 24 sept. 1790. Une lettre tachée. Une adresse au dos. En 1788, Berthelot envoie ses deux enfants sur le navire Le Prince de Poix à destination de Lorient et s'adresse au procureur général de la Maison de Saint-Lazare pour qu'il s'occupe de leur éducation. Il adresse des lettres de change pour pourvoir à leur besoin. Mais il n'a aucune nouvelle en retour, et s'inquiète d'autant plus qu'il a appris que la Maison des Lazaristes avait été pillée et vandalisée. Ce n'est que deux ans et demi plus tard qu'il reçoit des nouvelles. Il continue à envoyer des lettres de change et donne des nouvelles de la colonie au moment des événements révolutionnaires. « J'envoye, Monsieur, par le vaisseau particulier Le Prince de Poix, qui vous porte cette lettre, ma fille cadette en couvent, où elle m'a demandé à être mise, & un petit garçon pour être mis à l'école & ensuite dans un collège. J'écris à Mesdemoiselles Ménard à Lorient pour les prier de les recevoir chez elles à leur arrivée en ce port, & M. Chambort & moi écrivons à Mr le Supérieur de votre maison à Vannes, en Basse Bretagne, avec prière de vouloir bien avoir la bonté & la complaisance de se charger de les protéger […] ». 24 nov. 1790. « […] la tranquillité la plus parfaite régnait ici les premiers jours du mois de février de la présente année. L'esprit de vertige ne s'était point encore emparé des têtes de certains gens qui n'ont rien à perdre ; qui ont échauffé, subjugué la plus grande partie des autres, & qui à l'imitation de ce qui s'est passé en France, ont mis tout en trouble, dans un état de combustion & d'anarchie inconcevable, ce qui ne peut devenir que très nuisible à l'accroissement & prospérité de cette malheureuse colonie naissante […] ». On joint 7 autres documents concernant cette même histoire, et qui permettent d'en connaître la suite : par 2 lettres écrites de Vannes, on apprend que le jeune garçon est mort peu de temps après son arrivée et que la fille, qui vivait dans le dénuement - le supérieur des Lazaristes ayant dû s'exiler, s'est mariée à Vannes à l'ancien administrateur des dîmes, qui écrit ici deux lettres ; figurent également un brouillon de lettre du supérieur des Lazaristes, 2 copies et un brouillon par Berthelot (Isle-de-France 1790, où l'on apprend « l'inconduite » de sa fille : « la retraite est désormais pour elle l'unique ressource qui lui convienne, qui lui reste, s'étant proscrite elle-même de la société civile par ses hauts faits & la monstruosité de son inconduite ») et 2 mandats de justice (pluviôse an 3) concernant la récupération des fonds envoyés par Berthelot.
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