Lot n° 297

- MAILLARD (Firmin) – Le Requiem des Gens de Lettres. Comment meurent ceux qui vivent du livre. …

Estimation : 40 - 60 EUR
Description
- MAILLARD (Firmin) – Le Requiem des Gens de Lettres. Comment meurent ceux qui vivent du livre. Paris, Henri Daragon ‘Collection du Bibliophile Parisien’1901, in-18 avec de très grandes de marges (14 x 20 cm) de 3ff.- 146 pp.- 2ff., reliure moderne à la Bradel plein papier vergé noir, titré au palladium sur le plat supérieur et au dos. Édition originale, tirage limité à 382 ex., un des 350 numérotés sur Alfa Vergé (n° 156). Bel ex. sous une vêture de circonstance. Réf. : Jean-Paul Fontaine sur son blog ‘Histoire de la Bibliophilie’ a rassemblé les documents ci-après : Gausseron Bernard-Henry (Revue Universelle 1902, p. 553) « Ce volume est comme un glas posthume sonné sur des gloires, des vanités, des jouissances, des douleurs, des désirs et des désespoirs dont l’histoire reconstituerait la vie littéraire intime de notre pays depuis cinquante ou soixante ans. M. Firmin Maillard, bibliophile anecdotier et érudit spirituel, sait rendre intéressante et piquante la fin des hommes de lettres de tout talent et de tout ordre, sur lesquels il a des renseignements personnels ou peu connus … Ce Requiem, mot bien liturgique sous la plume d’un libre penseur militant, est une mine d’historiettes qu’on peut accepter pour authentiques feront, au mépris des convenances, la joie des curieux ». Vaudin (J.-F.) Gazetiers et Gazettes, 198-200 « Quand il n’est pas à la Bibliothèque impériale (ce qui est rare) en train de guetter un in-8° quelconque, il est à Clamart, ou à la Morgue, ou à l’École pratique. Il visite assez souvent les hôpitaux, et regarde la salle des Morts de l’Hôtel-Dieu comme une des plus jolies choses qu’il ait vues. Bicêtre, Charenton, les établissements de ce genre, se partagent ses visites pendant la belle saison : il appelle cela aller à la campagne. – Quand il est en gaîté, il va flâner dans les cimetières de la capitale. Il assiste à toutes les exécutions, et le bourreau pourrait répéter aux gendarmes ce mot bien connu : “Laissez approcher monsieur ; c’est un amateur”. Les suicidés ont aussi toutes ses tendresses ; il sait son pendu sur le bout du doigt ; le noyé n’a pour lui aucun mystère. Sa bibliothèque s’en ressent et il a une jolie collection de bouquins dont la Mort fait principalement les frais : on parle même d’une certaine reliure en peau humaine ! ».
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