Lot n° 404

FLEURY DE CHABOULON (Pierre-Alexandre-Édouard) – Les Cent Jours. Mémoires pour servir à …

Estimation : 100 - 120 EUR
Description
FLEURY DE CHABOULON (Pierre-Alexandre-Édouard) – Les Cent Jours. Mémoires pour servir à l'histoire de la vie privée, du retour, et du règne de Napoléon en 1815. À Londres, de l'Imprimerie de C. Roworth, 1820. 2 vols. in-8°, [2] f., XVI-416 p. + [2] f., 400 pp., en rel. d’époque demi-basane fauve, dos lisse orné de filets et fleurons or, tranches mouchetées ; rares piqûres. Édition originale de cette « source importante pour le retour de l'île d'Elbe et les Cent Jours… jusqu’au départ de Napoléon pour l’exil, notamment en ce qui concerne les intrigues de Fouché ». Bons exemplaires. Fleury de Chaboulon qui, à 16 ans, se présente comme chef de bataillon de la Garde nationale et fait feu, le 5 octobre 1795, avec les insurgés parisiens, contre la Convention nationale est envoyé en captivité. Gracié compte tenu de son âge, il témoignera d’une loyauté sans faille envers Napoléon. Il est l’un de ceux qui informent l’empereur exilé à l’île d’Elbe de la situation en France et l’encouragent à s’évader. Devenu secrétaire personnel de l’Empereur, pas une seule fois la loyauté de Fleury de Chaboulon ne se démentira durant les Cent-Jours ; une droiture qui rappelle les « inconditionnels » de l’Empereur comme le général Bertrand ou Savary. Réf. : Tulard 551. « La période que retranscrit Fleury de Chaboulon consacre un épisode historique avant tout dominé par l’incertitude. Celle-ci s’exprime d’abord par le retour stupéfiant de Napoléon, que les contemporains étaient loin d’anticiper ; la réaction des autorités, la confusion qui règne chez les élites et la fuite rocambolesque de Louis XVIII de Paris, le 19 mars 1815, montrent l’état de surprise de chacun. L’incertitude de la période s’affiche également par le caractère inéluctable de la guerre : à peine est-il revenu au pouvoir que Napoléon se voit décréter sa « mort civile » par les États réunis au Congrès de Vienne. Les gouvernements alliés n’admettent pas son retour au pouvoir et comptent bien l’en chasser par les armes. Dès lors, Napoléon n’a d’autre choix que d’anticiper la guerre, guerre dont le résultat déterminera le sort de la France et de l’Europe – l’Histoire est en quelque sorte suspendue ».
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