Lot n° 114

TERENCE. Comœdiæ nunc primum italicis versibus redditæ Cum Personarum æri accurate incisis ex MS. Codice Bibliothecæ Vaticanæ. Urbino : Girolamo Mainardi, 1736. — In-folio, XXIV, 324 pp. Maroquin rouge, triple filet doré en bordure des...

Estimation : 600 / 800
Adjudication : 600 €
Description
plats, dos à nerfs orné, roulette dorée intérieure, tranches dorées (reliure de l’époque). Importante édition bilingue imprimée à Urbino, dédiée au Auguste III de Pologne, mettant en parallèle la version latine des comédies de Térence avec la traduction italienne en vers blancs, ou “sciolti”, donnée par le cardinal Niccolò Forteguerri (1674-1735), qui paraît ici pour la première fois. Cette édition est recherchée avant tout pour sa riche illustration qui reproduit pour la première fois les très nombreuses enluminures représentant toutes les scènes des comédies et les masques des personnages que l’on trouve dans l’un des manuscrits les plus estimés de la bibliothèque vaticane, datant du VIIIe ou du IXe siècle. Il s’agit des représentations parmi les plus anciennes que l’on ait du théâtre antique. L’illustration se compose des armes du roi de Pologne sur le titre, gravées par Paolo Posi d’après Filippo Barigioni, de deux lettrines, de 69 culs-de-lampe, certains signés des graveurs Francesco Aquila (1676-17..) et Domenico Miserotti d’après les compositions notamment du peintre Pier Leone Ghezzi (1674-1755), d’un portrait de Térence en médaillon entouré de deux comédiens antiques, gravé par Giovanni Battista Sintes (1680?-1760?) et placé en tête de la vie de l’auteur, et de 157 compositions gravées sur cuivre non signées dont 151 dans le texte, certaines plusieurs fois répétées, reproduisant les peintures du manuscrit du Vatican et 6 à pleine page introduisant chaque pièce, représentant sur un étalage les masques nécessaires à la représentation. Bon exemplaire en maroquin rouge de l’époque. Petite coupure et léger accroc à la coiffe de tête, petite restauration à un mors, coiffe inférieure refaite, coins émoussés, traces d’épidermures sur les plats. Quelques feuillets uniformément brunis.
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