Lot n° 2

Marie BASHKIRTSEFF (1858-1884) — Manuscrit autographe, [1882]

Estimation : 800 - 1000 €
Adjudication : 1 250 €
Description
1 page grand in-8. Rare page de son Journal.
Cette page a été découpés d’un cahier ; le début et la fin du texte manquent. Dans cette note, du 7 février 1882, Marie Bashkirtseff réagit à un article de Wolff consacré à Louise Breslau.
« son art, moi je m’invente des robes, je rêve à des draperies de corsage, à des revanches. Je ne veux pas dire que j’aurais son talent si je faisais comme elle, elle suit son naturel, moi le mien. Mais j’en ai les bras coupés. – C’est que je sens mon impuissance au point de vouloir y renoncer à tout jamais. Julian dirait que j’en ferais autant si je voulais. Vouloir ! Mais pour vouloir il faut encore pouvoir. Ceux qui réussissent avec je veux sont à leur insu soutenus par des forces secrêtes qui me menquent. Et dire que par moment j’ai non seulement foi en mon talent à venir, mais que je sens le feu sacré du génie !! O tristesse !!! Au moins ici il n’y a de la faute à personne, c’est moins encourageant. Rien d’orrible comme de se dire sans celui-là ou sans ceci je l’aurais peut-être. Et la fièvre depuis […] »
On joint 3 documents de la Mairie de Nice (extrait d’acte de décès, certificat d’exhumation ; une l.a.s. de Raymond [de Toulouse-Lautrec ?] sur la famille Babanine (1960) ; des photographies de tableaux et des coupures de presse.
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