Lot n° 182

Albert PARAZ (1899-1957) — 4 L.A.S. et 1 L.S., Vence 1953-1957, à Lucien Rebatet

Estimation : 500 - 700 €
Adjudication : 625 €
Description
10 pages in-4, une enveloppe. Intéressante correspondance de Paraz à l’auteur des Décombres, parlant de Céline.
4 novembre 1953. Au sujet du Dieu Jésus de Couchoud, de son Gala des vaches qui est épuisé, de sa santé « stationnaire depuis Valsez saucisses ». À propos de Céline, il reçoit des lettres de jeunes gens disant « qu’il faudrait refaire Bagatelles mais sérieusement. Qu’il est beaucoup trop gentil et que ce qu’il faut écrire c’est du sérieux ». Il parle encore de sa collaboration à Rivarol…
21-26 avril 1954. Au sujet des Épis mûrs de Rebatet : « mon article sera plus court que celui du Poulaga [Robert Poulet]. Mais je crois qu’il se mouillera pour vous parce que votre livre est admirable […] À la libération des fifis m’ont demandé mon avis sur Céline, j’ai dit que je n’étais pas d’accord sur bien des points. Surtout sur les points d’exclamation »… – « Puisque vous me parlez de Céline, je vous signale qu’il tient avant tout à être médecin, il reçoit tout le monde, ne fait rien payer (ou 600F si on insiste) mais n’aime pas du tout qu’on lui parle littérature ou politique. Sauf si ça vient tout seul, pour taper sur Gallimard. Si vous êtes malade, allez le voir il est très bon toubib, à Meudon. Il a été très fatigué, vous n’avez pas le droit de lui faire un seul reproche, même pas le penser, il le sentirait et en souffrirait »…
6 août 1957 : « j’ai trop affaire à répondre aux conneries sur la trahison de Céline. […] il ne trahit pas. Il ne veut pas être embrigadé. Il est fidèle à Bardamu. C’est même une constante rarement rencontrée dans l’histoire des lettres »….
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