Lot n° 227

Auguste de VILLIERS DE L’ISLE-ADAM (1838-1889) — L.A. (brouillon), [1877, à son cousin Robert du Pontavice de Heussey]

Estimation : 500 - 600 €
Adjudication : Invendu
Description
1 page in-fol. avec ratures et corrections. Lettre à son cousin concernant ses recherches sur ses ancêtres.
[La reprise au Châtelet en 1875 d’un mélodrame historique intitulé Perrinet Leclerc a incité Villiers à se lancer dans d’importantes recherches généalogiques pour laver la mémoire du maréchal Jean de Villiers de l’Isle-Adam, représenté dans la pièce comme un traître. Il se présenta comme descendant du maréchal et de Philippe-Auguste de Villiers de l’Isle-Adam, fondateur et premier Grand Maître de l’Ordre de Malte. Il fut débouté par le tribunal civil de la Seine en juillet 1877. Peu après, un certain Georges de Villiers, voulant ajouter à son nom celui de l’Isle-Adam, prétendit que l’écrivain n’était qu’un usurpateur. Ce dernier continua ses recherches pour l’honneur du Nom.]
Son cousin a dû apprendre « que j’avais intenté un procès historique. Il me paraissait extraordinaire qu’il fût toléré que les plus illustres soldats, et principalement l’un des miens, – des nôtres –, fût impunément outragé par les premiers venus qui ne cherchent qu’à faire argent de ses calomnies. Justice m’a été refusée, malgré le droit, sous le prétexte d’une chronique anonyme, qui n’avait nulle qualité pour intervenir, et qui ne prouve que l’ignorance profonde de mes juges. […] Vous savez que mon père, entraîné par ses illusions et pillé par tous les gens d’affaires de Paris, m’a légué une existence difficile. Mon père vient de me dire qu’au sujet d’un document qui nous manque dans la famille, – l’indication du lieu précis où est mort Claude de L’Isle-Adam, notre auteur commun, – et que je ne puis retrouver dans aucune des archives […] me serait aujourd’hui d’une grande utilité. Il me suffirait pour cela de jeter les yeux sur l’une des chartes que vous devez posséder, puisque mon oncle de Châlons était l’aîné de la famille ». Cela lui épargnerait un voyage à Rome pour consulter les archives de l’ordre de Malte. Il ajoute que, « lors de la réception de mon père dans l’Ordre de Malte, en 1840, il a fallu envoyer tous nos titres à la Chancellerie de l’Ordre, qui ne pouvait le recevoir que sur ces preuves »…
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