Lot n° 280

Joseph BONAPARTE — 3 minutes de lettres, signées d’un paraphe, Point Breeze novembre 1828-décembre 1829, au comte de Melito

Estimation : 400 - 500 €
Adjudication : 500 €
Description
8 pages in-4. Intéressante correspondance à son ancien ministre.
15 novembre 1828, en réaction à la publication des souvenirs de Girardin, il met ses papiers en ordre : « il faut brûler tout ce qui est inutile, ce siècle est celui des écrivassiés, et il faut par force écrire pour se défendre, et brûler tout ce qui peut être nuisible à soi-même et à ses amis »… La banqueroute de Bayard lui a fait perdre « une somme aussi considérable que la valeur de Prangins » ; les personnes chargées de réaliser ses objets de valeur l’ont volé… – 15 mai 1829. Il accuse le duc de Bassano d’être derrière les calomnies de Norvins et Pons de l’Hérault, et d’avoir vendu « l’original de la correspondance des Souverains contemporains de l’Empereur » à Londres pour 30 mille livres sterling ; sa femme et ses filles sont à Rome… – 30 décembre. Mèneval et quelques autres sont restés parfaits ; d’autre remuent la boue, comme Bourrienne : « je lis ses libelles contre son bienfaiteur & contre sa famille »…
On joint une lettre (minute) à Tito Manzi, Baltimore 13 janvier 1828, espérant que la France soit « gouvernée par le fils de l’Empereur Napoléon »… (3 p. in-4).
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