Lot n° 284

Joseph BONAPARTE — 2 L A.S. (le début de la 1ère par un secrétaire), Point Breeze 8-15 décembre 1829 et 30 décembre 1830, à son oncle le cardinal Fesch

Estimation : 600 - 800 €
Adjudication : 750 €
Description
2 pages et demie in-4 (déchirure par bris de cachet sans perte de texte) et 4pages in-8. 8 décembre 1829. Il veut rétablir la vérité auprès de Las Cases, au sujet d’un détail de sa jeunesse : son grand-oncle a prédit sur son lit de mort à Napoléon « qu’il serait un Uomone (un grand homme) sans qu’il eut pour cela besoin de me ravaller en rien, ni aucun de mes autres frères ». Lui-même est occupé à rédiger ses mémoires et compte bien répondre aux calomnies répandues sur son compte. Il demande à son oncle de lui envoyer des notes ou des lettres de son père et de Napoléon et des livres sur la Corse restés à Ajaccio, notamment « un petit ouvrage que j’avais rédigé en 1787 ou 8, intitulé Lettres de Pascal Paoli à ses compatriotes ». 15 décembre. Il poursuit, de sa main, après avoir reçu une lettre de sa mère annonçant la mort de la fille de Lucien [Jeanne, morte à Jesi le 22 septembre], et l’assurant des bonnes dispositions de Lucien envers ses enfants. Quant à lui, il est prêt à vendre ses tableaux, dont un Saint Sébastien, pour vingt mille dollars ; « j’ai un chef d’œuvre semblable ici de Mengs, un autre de Murillo ; le premier est une nativité, le second un St Jean-Baptiste. C’est tout ce que j’ai de capital, je les donnerai aussi au même prix »…
30 décembre 1830. Il envoie copie du courrier qu’il a fait parvenir à la Chambre des Députés, alors qu’il ignorait encore la nomination du roi Louis-Philippe (9 août), et qui n’a pas été publié. Cela lui fait reconsidérer sa situation : « J’attends des nouvelles de diverses parties de l’Europe pour me résoudre à quitter ce pays ou à y rester ». Il se demande si Lucien et Jérôme ont fait aussi des démarches et attend l’avis de son oncle. La seconde partie de la lettre concerne l’achat d’actions « dans un journal accrédité afin d’avoir un moien de repousser la calomnie qui nous noircit tous impunément »…
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