Lot n° 285

Joseph BONAPARTE — 5 minutes de lettres (3 signées d’un paraphe), Point-Breeze 1830-1831

Estimation : 600 - 800 €
Adjudication : 750 €
Description
10 pages in-4. Ensemble de lettres familiales, au sujet de Napoléon II.
À sa sœur Caroline. – 19 septembre 1830 : « tes enfans sont en Floride […] J’ai appris les événemens de Paris jusqu’au 4 août, […] il serait bon de voir le prince de Metternich et même l’Empereur, ils sont bien aveugles s’ils ne voient pas que l’intérêt de l’Autriche, de la France, de l’Italie, de la tranquillité de l’Europe appellent son petit-fils en France. Je suis préparé pour cela, je n’attends qu’un avis, que l’Autriche permettra à Napoléon II d’y venir »… Il évoque la mort du roi de Naples… – 20 septembre : il a écrit à l’impératrice Marie-Louise, à l’Empereur d’Autriche et au Prince Metternich »…
À sa fille Zénaïde. 9 novembre 1830. Il s’est réjoui de la naissance de son petit-fils. Lors de la révolution de Juillet, Louis de Girardin a « proposé la proclamation de Napoléon II dans l’assemblée qui décida la question en faveur du duc d’Orléans, chez Mr Lafitte où Sebastiani s’est montré notre plus cruel ennemi, son exemple a été pernicieux pour Napoléon II »…
À la Reine de Suède (sa belle-sœur Désirée Clary). 19 novembre 1830. « Les nouvelles des événemens de Juillet m’ont d’abord paru devoir m’ouvrir les portes de la France […] Je n’ai pas tardé à m’appercevoir que j’avais trop avantageusement jugé des événemens qui ont succédé au mouvement populaire des 3 jours de Juillet ; des intrigans s’en sont emparés et l’ont exploité à leur profit, ni le droit divin ni le droit national n’ont plus été pour rien »…
À S.A.I. Madame Mère. 27 décembre 1831 : « les vœux de la France nous sont favorables, la nation rend justice à Napoléon, & son fils finira par gouverner la France avec la libéralité qui était dans la prévoyante espérance de son père », dont il cite les paroles…
On joint 6 portraits gravés.
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