Lot n° 354.1

GIACOMETTI (Alberto) et WEYERGANS (François). Entrevue inédite. [Paris, années 1960]. Bande magnétique Pyral Tropicale 37 (180 m.) dans sa boîte d'origine (manque un bord au couvercle) légendée de la main de l'écrivain « François Weyergans...

Estimation : 400 - 500
Description
(Giacometti) » et surmonté d'un petit dessin dans l'esprit de l'artiste. Indication manuscrite de Weyergans à l'intérieur du couvercle : « A manipuler avec le plus grand soin ». Précieuse entrevue inédite du sculpteur. Enregistrement de première main d'une entrevue donnée par Giacometti à Weyergans. Cette prise fut réalisée au début des années 1960, peu de temps avant le décès du sculpteur en janvier 1966 et probablement dans le cadre d'un film sur l'artiste que Weyergans souhaitait réaliser. Dans cet échange d'une quinzaine de minutes, qui relève davantage d'une discussion entre amis que d'une entrevue journalistique, Giacometti s'étend sur l'histoire de l'art et ses goûts en matière de sculpture. Weyergans : Vous m'aviez dit un jour qu'un Brancusi qui était cassé c'était plus rien du tout, tandis qu'une tête égyptienne même cassée ça restait encore de la sculpture. Giacometti : Mais oui, je continue à le penser, d'ailleurs. Une tête égyptienne ou sumérienne ou n'importe quelle sculpture romaine, il ne resterait qu'un œil ou un bout de nez, vous voyez déjà toute leur vision, leur style, et ça reste bel et bien le détail dans l'idée du tout. Vous prenez l'oiseau de Brancusi, tordu ou le bout un peu défoncé, et puis c'est de la tôle. Bel et unique témoignage de la relation privilégiée entre les deux artistes.
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