Lot n° 507

LOUŸS Pierre (1870-1925). 5 L.A.S. «P.», [12-23 juin 1911], à son frère Georges LOUIS ; 15 pages in-8. Intéressantes lettres à son frère, plusieurs lettres politiques utilisant un langage codé pour parler de la convention...

Estimation : 600 - 800
Adjudication : 230 €
Description
franco-allemande au sujet des frontières entre le Congo et le Cameroun. Dimanche soir [18 juin]. «Quelle conclusion tirer de ces quatre “mauvaises affaires” ? (les meilleures de l'Allemagne). Maladresse ? [...] Mais surtout Timidité Diplomatique [...] L'Allemand est naturellement timide. Pendant vingt ans (1870-1890), on a confondu Bismarck et Deutschland, le caractère d'un homme et le caractère d'un peuple. Mais c'est fini. [...] L'Allemagne essaye d'obtenir le plus possible». - Mardi soir [20 juin], au sujet du sculpteur James PRADIER : «Sur la question Pradier, il n'y a que des obscurités. Pas une biographie de l'artiste. Pas même un catalogue de son oeuvre. Je n'ai jamais pu savoir où se trouvait l'original de la Lêda que tu vois chez moi depuis dix-huit ans, ni même en quelle année elle a été faite [...] “ Mme Pradier”, mariée ou non, était une admirable femme qui a été moulée vivante depuis le cou jusqu'aux genoux et dont le moulage est en vente chez tous les plâtriers depuis soixante ans ou davantage. Il est devenu classique et il a eu certainement une influence sur les proportions du nu à l'époque Cabanel-Bouguereau-J. Lefebvre»... - Vendredi soir 23 [juin]. «Le ministère est tombé comme on le prévoyait, mais sur une bien singulière question. [...] C'est comme provincial que le Gal Goiran a fait tomber le ministère. Il est arrivé de Châlons avec les idées de 1903 [...]. Et au cours de cette séance il y a eu un incident qui prouve à lui seul combien les sentiments de la Chambre ont changé» (coupure de presse collée) ; «Ainsi, le gendre du Gal Boulanger a pu dire cela en pleine tribune sans soulever une majorité contre lui. Au contraire, c'est lui-même qui s'est retrouvé au milieu de la majorité cinq minutes plus tard, quand le ministère est tombé».... Etc.
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