Lot n° 572

BEAUHARNAIS Alexandre de (1760-1794) général et homme politique, premier mari de l'impératrice Joséphine. L.S. «Alexandre Beauharnois president» et manuscrit avec corrections et additions autographes, 1791-1793 ; 1 et 4 pages...

Estimation : 500 - 700
Adjudication : 180 €
Description
in-fol. 25 juin 1791, comme président de l'Assemblée nationale, au Maire de Versailles le Dr Jean-François Coste : «J'écris à l'instant, en vertu d'un décret de l'Assemblée nationale, au Directoire du Département de Seine-et-Oise, pour lui prescrire la marche qu'il doit suivre relativement au voyage de M. Thierry à Paris»... Manuscrit : Proclamation du général Alexandre Beauharnois aux Soldats de l'armée du Rhin, daté de Wissembourg 30 juin l'an 2 [1793], avec des corrections et ajouts autographes.«Vous dont le courage s'indigne de notre repos, dont l'esprit se révolte au récit de la continuation des troubles de l'Intérieur et de la durée des espérances de nos ennemis, écoutez avec confiance la voix d'un de vos frères d'armes qu'un même intérêt lie à votre gloire, lie au maintien de l'indépendance de la République, la voix d'un de vos concitoyens dont le voeu le plus ardent est de partager tous vos dangers, et dont le sentiment le plus tendre est de ne vous quitter jamais. [...] restez inébranlables à votre poste, fermez l'oreille aux traîtres comme aux lâches, deffendez-vous surtout de cette précipitation dangereuse qui vous expose à être quelques fois les meurtriers de vos camarades ; et puisqu'enfin nous avons tous fait le serment de vivre libre ou de mourir, attendons la mort au poste de l'honneur avec ce calme d'un Républicain qui voit dans sa fin avec jouissance le principe d'un bien pour sa patrie. Vendons enfin notre vie bien chère et surtout ne laissons profaner la terre de la liberté par les sattelites de la tirannie qu'après que tout notre sang versé sur le champ de bataille aura tracé ces mots qui feront renaître d'autres défenseurs, ces mots dictés par le dévouement du courage et du civisme ; ces mots : fidèles à leurs serments et dignes du nom français ils sont morts jusqu'au dernier». On joint un exemplaire imprimé de ce texte (Strasbourg, Imprimerie du Courrier de Strasbourg ; 4 p. in-4).
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