Lot n° 579

BONAPARTE Napoléon, dit le PRINCE NAPOLÉON (1822-1891) fils de Jérôme Bonaparte et neveu de Napoléon Ier, cousin de Napoléon III et homme politique libéral. 20 L.A.S. «Napoléon», Rome et Prangins 1882-1889, à la...

Estimation : 500 - 700
Adjudication : 370 €
Description
Princesse MATHILDE ; 24 pages in-8 chaque avec en-tête d'adresse. Correspondance familiale à sa soeur. Les lettres sont écrites de Prangins (Vaud), une de Rome. Napoléon s'inquiète de la santé de Mathilde. De Rome, à l'Hôtel de Russie, le 11 janvier 1887 : «Nous attendons quelques jours encore, Louis pour aller à Moncalieri, s'il ne peut rentrer en France d'après ce que disent les journaux français, moi pour flaner un peu en Italie et retourner à Prangins. J'ai écrit au Roi de Wurtemberg pour la mort de cette pauvre Marie et porte le deuil pendant un mois»... Il se plaint de son fils Louis : «il ne m'écrit presque pas, sinon pour demander de l'argent. Mes enfants ne me gâtent pas»... Quant à sa femme : «Je n'ai rien reçu de Moncalieri qui me fasse croire que Clotilde désire venir à Prangins, et franchement je ne m'en soucie pas»... Il prépare la publication de son livre, qui «soulèvera sans doute bien des critiques, et des polémiques» (27 juillet). Il est affligé par la mort d'Albert Duruy (23 août). Réaction aux cancans de Paris : «Cela ne m'étonne pas de la fille de Mme de Mouy, j'en sais long sur la vénalité de la mère. Je voudrais qu'elle eut couté deux millions aux d'Orléans» (18 décembre)... En 1888, réponse à une demande de Vandal : «Mes papiers sont des papiers de famille plus que des documents historiques»... En 1889, les lettres sont relatives à une grave maladie de son fils Louis... On joint une lettre de la Banque royale de Wurtemberg pour le legs à Mathilde de la feue reine Charlotte Mathilde (1857), et un télégramme sur l'état du roi Louis du Portugal (oct. 1889).
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