Lot n° 624

MICHEL Louise (1830-1905). 12 L.A.S. «L. Michel», co-écrites par son amie Charlotte VAUVELLE, Londres (une de Paris) 1895-1904, à Alexandre ROY, bibliothécaire à Saint-Lubin en Vergonnois (Loir-et-Cher) ; 36 pages in-8, certaines...

Estimation : 1500 - 2000
Adjudication : 1 700 €
Description
avec f leurs séchées, 9 enveloppes. Intéressante correspondance sur ses lectures. [Le «camarade» Roy la fournissait en livres.] Londres 13 juillet 1895 (coupure de presse jointe). Elle l'assure de leur amitié et le remercie pour l'envoi de livres et de photographies. Charlotte va mieux. En ce qui concerne son ouvrage, elle en est à la fin de la 3e partie «qui est la plus longue et représente presque tout l'ouvrage. Je porterai le manuscrit édition française à Paris, l'édition anglaise plus courte parait ici dans la Liberty, je vous l'enverrai», mais cette revue étant mensuelle, c'est lent. Elles ont bien aimé Marka et L'Indomptée, etc. Elle prévoit un voyage à Paris cet automne... - 29 janvier 1896. Elle lui envoie une photographie (non jointe) de sa mère, une reproduction un peu pâle «mais entièrement exacte». Elle espère bientôt la visite de KROPOTKINE, et avoue ne pas avoir lu les vers de VERLAINE :«Je ne savais pas que Verlaine m'eut adressé des vers, je ne le connaissais que de nom pouvez-vous me les envoyer». Charlotte promet d'envoyer bientôt son portrait de Marat... - [19 juin 1897]. La lettre de Roy est arrivée à Londres alors qu'elles étaient «parties pour le pèlerinage des villes de France» où elles ont cueilli des fleurs (jointes). Achille et son père étaient très contents de les revoir, ainsi que les chats, le perroquet, et le pigeon. Elle lui envoie «la Méthode promise depuis si longtemps. [...]. Nous avons encore [...] dans le coeur le bruit des foules roulant comme une mer, [...] ici où rien n'est passionné, j'en avais la nostalgie». Elles retournent bientôt en France «emportant tous les ouvrages que je termine [...]. J'ai trouvé les vers à Paul Mink très jolis» ; elles demandent d'envoyer encore des livres... - 19 octobre. Elles lui envoient des fleurs (jointes) et leurs pensées , lui souhaitant un bon rétablissement. Elles espèrent qu'il se ménage... - 26 octobre. Elles se réjouissent que l'opération se soit bien passée et que son état se soit amélioré. Elles ont tardé à lui écrire car Louise a été appelée à Paris «pour son histoire de la Commune»... - 4 mai 1898. Remerciements pour l'envoi de beaux livres, en particulier Rome de ZOLA : «On sent le froid de la Ville Morte comme on a dans Paris l'éblouissement de l'avenir. Nous sommes tous très contents». Elle va enfin pouvoir finir La Pêcheuse d'âmes de SACHER-MASOCH... - 27 février 1899. En plein déménagement, elles le remercient pour l'envoi de Rolla et des Nuits [de MUSSET] : «c'est magnifique». Charlotte avoue son âge (32 ans)... - 17 février 1900 [lettre co-écrite avec Achille Vauvelle]. «Nous avons ici à quelques uns commencé une revue ayant pour but la paix internationale», dont elle lui enverra bientôt les deux numéros... Paris [19 octobre 1900]. Elles ne sont arrivées que hier matin, et espèrent sa visite. Elles logent à l'Hôtel Cronstadt rue Jacob... Londres 15 avril 1902. Elles le remercient et le grondent «de nous juger encore plus mauvais que nous ne sommes». Elle lui donne son avis sur les ouvrages qu'il a envoyés : L'Homme fourmi (Han Ryner) : «je trouve que c'est assez fort. [...] Des deux autres c'est La Morte de Feuillet que je préfère». Remerciements pour la splendide édition de Madame ROLAND : «Cela me servira beaucoup pour dessiner le caractère de Mme Roland dans un drame que je fais en ce moment». Charlotte donne des nouvelles de leur santé... - 19 novembre. Elle fait «un brouillon pour Mme Signoret», à adresser au ministre de l'Instruction et des Beaux-arts Joseph CHAUMIÉ et à CLEMENCEAU, qu'elle le charge de recopier et envoyer. (copie par Roy jointe), supplique au nom de Mme veuve Signoret, qui, se retrouvant sans ressource suffisante pour élever ses trois enfants, sollicite une meilleure place dans l'Instruction publique... -19 juin 1904. Lettre amicale, demandant nouvelles et envoyant amitiés et embrassades...
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