Lot n° 59

CATROU (François) — Histoire des anabaptistes.

Estimation : 3500 - 4000 €
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Description
Paris, Claude Cellier, 1706. In-4 (230 x 170 mm), maroquin citron, filets dorés, armoiries au centre, dos orné, dentelle intérieure, tranches dorées (Reliure du XVIIIe siècle).Première édition au format in-4, après l’originale parisienne en 1695 et une édition hollandaise en 1699-1700, toutes deux in-12. Elle est dédiée à Louis XIV.
Historien et traducteur, François Catrou (1659-1737) était le fils d’un secrétaire de Louis XIV. Entré chez les jésuites à dix-huit ans, il participa en 1701 à la fondation du Journal de Trévoux, dont il fut l’un des principaux rédacteurs durant douze ans. Il publia parallèlement une Histoire générale de l’Empire du Mogol (1705-1715), d’après les récits du voyageur vénitien Niccolao Manucci, et une vaste Histoire de l’Empire romain (1725-1748) en 21 volumes. En 1695, il fit paraître chez Clouzier, à Paris, son Histoire des anabaptistes, dont le texte donna lieu à une vive controverse. Certains allèrent jusqu'à lui en contester la paternité et n'y voir qu'une traduction du Tumultuum anabaptistarum de Lambertus Hortensius (1500-1574), publié à Bâle en 1548.
L'anabaptisme désigne un courant du protestantisme issu de la Réforme radicale qui fit son apparition au commencement du XVIe siècle. Cette doctrine prône en particulier le baptême volontaire et conscient, à l’âge adulte, d’où le sobriquet d’anabaptistes (« re-baptiseurs ») que leur donnèrent leurs détracteurs catholiques. Les principaux groupes anabaptistes historiques sont les huttérites, les mennonites et les Frères suisses. Le mouvement se perpétue de nos jours au travers des Amish et des Frères de Schwarzenau. Au XVIe siècle, le terme en vint même à prendre un sens politique, désignant des communautés qui s’opposaient aux pouvoirs politiques et religieux en place, en particulier en Rhénanie et dans le canton de Berne.
Précieux exemplaire aux armes de Madame Sophie (1734-1782), fille de Louis XV. Il est cité dans son catalogue manuscrit établi en 1770, à Versailles.
La couleur du maroquin est restée vive, ce qui est rare.
De la bibliothèque Franchetti (1922, n°22), avec ex-libris.
Insensibles restaurations aux coins.
Sommervogel, II, 882.
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