Lot n° 68

DAHLBERG (Erik) — Suecia antiqua et hodierna. [Stockholm, Jan Gros de Vries, 1691-1714 (1726)].

Estimation : 15000 - 20000 €
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Description
3 tomes en un volume in-folio (361 x 467 mm), maroquin rouge, double encadrement de roulettes dorées formant deux réserves, l'une ornée d'un semé de petits fers (couronnes et croix) enserrés dans un réseau de filets au pointillé, la seconde avec trois couronnes royales aux angles, dos orné, tranches dorées (Reliure du XVIIIe siècle).Édition originale et premier tirage d'un des plus beaux livres suédois, contenant 354 planches gravées par les meilleurs artistes français, hollandais et suédois de l'époque.
L'ouvrage est né d'un projet initié par le roi Charles X Gustave, en 1660, qui accorda un privilège de dix ans au comte Erik J. Dahlberg (1625-1703) pour éditer une topographie du royaume de Suède et de ses provinces, à l'égal de la Topographia Galliæ publiée en 1655. Aidé par quelques artistes, Dahlberg réalisa les dessins et les fit interpréter sur cuivre par les plus célèbres graveurs de l'époque, aussi bien en France qu'en Suède et aux Pays-Bas : Jean Le Pautre, Jean Marot, les frères Perelle, Herman Padt-Brugge, Willem Swïdde, Jan Van Den Aveelen, Erik Retz, Truls Arridson... Ce ne fut qu'en 1716 que les planches furent prêtes pour l'impression, laquelle fut confiée à l'imprimeur Jan Gros de Vries.
Le texte français-latin, dont la rédaction avait été confiée à des professeurs de l'université d'Uppsala, ne fut jamais terminé. Seuls quelques passages imprimés en 1698 firent l'objet d'une publication séparée. Un premier tirage de 600 exemplaires sans texte fut mis sur le marché en 1726, puis un second de 400 en 1769.
Exceptionnel exemplaire de présent aux armes de la maison royale de Suède.
On peut raisonnablement attribuer la reliure à Christoph Schneidler (1721-1787), qui exerça à Stockholm de 1746 à 1787. Reçu maître en 1746, il fut le relieur attitré de la reine Louisa-Ulrika et de son fils, le roi Gustave III de Suède.
Malgré quelques épidermures et traces d'usure, la reliure est très bien conservée et n'a fait l'objet d'aucune restauration.
Le volume ne contient ni les pages de titre typographiques, qui ne sont connues qu'en deux exemplaires, ni le rare texte composé par Per Lagerlöf.
BAL, I, n°772 – Millard, Northern Europe, 16 – Lipperheide, n°1037 – Berlin Kat., n°2256.
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