Lot n° 95

CERUTTI (Jean-Antoine-Joachim) — Apologie de l'Institut des Jésuites. S.l.n.n.,

Estimation : 2500 - 3000 €
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Description
1763. 2 tomes en un volume in-12 (165 x 96 mm), maroquin citron, filets dorés autour des plats, armoiries au centre, dos orné, dentelle intérieure, tranches dorées (Reliure de l'époque).Nouvelle édition, revue et corrigée, parue un an après l'originale.
Brillant élève des Jésuites, Cerutti (1738-1792) commença son noviciat pour entrer dans cet ordre, mais la condamnation et l'expulsion de la Compagnie, qui survint en 1763, le firent finalement renoncer à poursuivre dans la voie de l'apostolat. Il venait toutefois de publier son Apologie générale de l'Institut et de la doctrine des Jesuites, dans laquelle il avait mis en forme des matériaux fournis par les PP. Joseph de Menoux, Henri Griffet et Jean Grou. L'ouvrage lui gagna la faveur et la protection du roi Stanislas Leszczinski et de son petit-fils, Louis-Ferdinand, héritier du trône de France. Cerutti rentra alors dans le siècle, fréquenta la cour et se consacra aux lettres. On lui doit, entre autres ouvrages, un Poème sur le jeu d'échecs (1770).
Dans les années qui précédèrent la Révolution, il se rapprocha des grands mouvements d'idées qui allaient en précipiter l'avènement. Il rédigea un Mémoire pour le peuple français qui fut chaleureusement accueilli par l'opinion publique. Mirabeau fit de lui son secrétaire et, lorsqu'il mourut en 1791, ce fut Cerutti qui prononça son éloge funèbre. S'il ne siégea pas à l'Assemblée constituante, il fut, très brièvement, avant de mourir, membre de l'Assemblée législative.
Exemplaire aux armes de Madame Sophie (1734-1782), fille de Louis XV, bien conservé. La couleur du maroquin est demeurée vive.
Ex-libris manuscrit sur une garde : Arthur de Chevigné (Cauvin).
Sommervogel, II, 1003.
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