Lot n° 137

CHATEAUBRIAND (François-René de) — Œuvres complètes. Paris, Ladvocat, 1826-1831. 31 vol. – Essai sur la littérature anglaise. Paris, Charles Gosselin et Furne, 1836. 2 vol. – Le Paradis perdu.

Estimation : 10000 - 12000 €
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Description
Ibid., 1836. 2 vol. Ensemble 35 volumes in-8 (225 x 147 mm), demi-veau rose, dos orné d’un chiffre couronné à froid, tranches mouchetées (Reliure de l'époque).Première édition collective, en grande partie originale.
Parmi les éditions des œuvres complètes de Chateaubriand, celle-ci est « de loin la plus importante et la plus recherchée. En effet, non seulement pour elle Chateaubriand a revu et remanié une grande partie de ses œuvres, mais encore y a publié un grand nombre d’inédits » (Clouzot).
Elle contient notamment en édition originale Les Natchez, Les Aventures du dernier Abencerage, le Voyage en Amérique, ainsi que Moïse, dans l'appendice au tome XXII, qui est rare : « la plupart des exemplaires de l'édition Ladvocat sont incomplets de cette pièce de la vieillesse de Chateaubriand » (Talvart).
Le même titre-frontispice gravé par Thompson est répété en tête de chaque volume.
Aux 31 volumes de l'édition ont été jointes deux éditions originales parues ultérieurement : l’Essai sur la littérature anglaise et la traduction du Paradis perdu de Milton.
Magnifique exemplaire sur grand papier vélin uniformément relié à l’époque au chiffre du roi Louis-Philippe.
De la bibliothèque du château d’Eu (1853, n°140, « 35 vol. in-8, grand papier vélin, demi-reliure veau rose »), résidence d’été de Louis-Philippe, qui disposait d’une bibliothèque distincte de celles de Neuilly et du Palais-Royal (dispersées en 1852), avec cachet sur les titres.
La présence des œuvres de Chateaubriand dans la bibliothèque de Louis-Philippe est particulièrement savoureuse, l’ombrageux écrivain légitimiste ayant refusé, à la chute de Charles X, de reconnaître le nouveau régime et renoncé à toutes ses charges et pensions. Il ne ménagea pas ses critiques contre le gouvernement du roi des Français, dans De la Restauration et de la monarchie élective (1831) notamment et fut même brièvement incarcéré pour complot en juin 1832. La même année, il prit la défense de la duchesse de Berry dans son Mémoire sur la captivité de Mme la duchesse de Berry, et effectua, en 1833, deux voyages à Prague auprès de Charles X exilé.
Quelques rousseurs éparses.
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