Lot n° 161

HUGO (Victor) — L'Homme qui rit.

Estimation : 6000 - 8000 €
Enchérir en LIVE
Description
Paris, A. Lacroix, Verboeckhoven & Cie, 1869. 4 volumes in-8 (231 x 149 mm), demi-maroquin rouge avec coins, dos orné d'un chiffre et d'un fer de hibou alternés, tête dorée, non rogné, couverture et dos (M. Lortic).Édition originale.
Exemplaire du tirage parisien sans mention fictive d'édition.
Écrit en exil, ce roman baroque est un acte de révolte qui influença Lautréamont et Rimbaud. Hugo y conduit la critique sociale plus loin qu'il ne l'avait jamais osé : « C'est de l'enfer des pauvres qu'est fait le paradis des riches. » L'ouvrage passa inaperçu et fut un échec. De nombreuses mises en scènes et adaptations pour le cinéma ou la bande dessinée témoignent de sa réhabilitation.
Exemplaire offert par Hugo à son amie Louise Bertin (1805-1877), avec cet envoi autographe inscrit sur un feuillet blanc monté en tête : À Mademoiselle Louise Bertin. Hommage de profond souvenir, Victor Hugo.
Musicienne et poétesse, Louise Bertin (1805-1877) était la fille du directeur du Journal des Débats, dont Ingres a laissé un portrait fameux. La famille Hugo passait ses vacances d'été chez les Bertin, dans leur manoir des Roches, situé dans la vallée de la Bièvre. Victor Hugo lui a dédié de nombreux poèmes et lui composa un livret sur le thème de Notre-Dame de Paris, dont elle fit un opéra : La Esmeralda, créé en novembre 1836 avec une distribution éclatante (voir les lots nos 138 et 139).
Exemplaire relié pour Rose Ney d'Elchingen (1871-1939), duchesse de Camastra, par Marcelin Lortic, qui avait pris la succession de son père en 1884.
Des bibliothèques de la duchesse de Camastra (1936, n°157), avec ex-libris ; Georges Baillon, avec ex-libris ; et Pierre Bergé (2016, n°288), avec ex-libris.
Quelques rousseurs, petite déchirure sans manque en marge des pp. 71-84 du tome I.
Vicaire, IV, 341 – Carteret, I, 423 – Clouzot, 151.
Partager