Description
de filets et fleurons dorés avec les armes de Saint-Germain-en-Laye (berceau surmonté d’une fleur de lys) aux angles intérieurs sur les plats, titre doré sur le plat sup. ; doublures de moire pourpre et roulette d’encadrement avec objets insérés, gardes de moire pourpre ; dos à 5 nerfs formant 6 caissons ornés du berceau royal, avec signature du relieur Gruel en queue ; tranches dorées ; chemise à rebords titrée Jacques Coutant – Souvenirs, étui (un peu frotté).
Riche livre d’or de l’hôtel-restaurant du Pavillon Henri IV à Saint-Germain-en-Laye, tenu par Georges Barbotte après son père.
Sur les feuillets de l’album, à travers les autographes, pensées, poèmes, dessins, musiques, les hôtes du Pavillon défilent : écrivains, musiciens, peintres, comédiens, hommes politiques… Quelques dessins ont été ajoutés et collés sur les feuillets.
On a inséré à l’intérieur du 1er plat de la reliure, fixés par de petits rubans tricolores, la dernière plume d’Adolphe THIERS (qui est mort au Pavillon le 3 septembre 1877), et 3 pinceaux d’Ernest MEISSONIER.
L.A.S. d’Ernest MEISSONIER, Poissy 11 septembre 1877, à M. Barbotte (2 p. in-12 à son chiffre, montée sur onglet) : « Je crains bien que le pinceau que vous avez trouvé, si c’est un pinceau assez gros et servant à faire à l’aquarelle ne soit pas de ceux que j’ai employés pour peindre Monsieur Thiers ; mais si vous désirez avoir ceux qui m’ont servi je vous les enverrai, comprenant que vous teniez à conserver tous les souvenirs qui se rattachent à ce grand événement qui rend maintenant votre maison plus que jamais historique. C’est là que se sont arrêtés les pas infatiguables du plus grand des citoyens, là que s’est arrêtée la pensée de celui qui ne cessait de donner toutes les siennes à son pays qu’il aimait plus que qui que ce soit : si jamais lieu mérite d’être consacré c’est celui-là et vous ferez une noble action en le faisant »…
Poème autographe signé d’Henri MEILHAC, J. Offenbach, évoquant le souvenir du compositeur (qui résida à plusieurs reprises au Pavillon), 9 vers : « Est-il un seul coin sur la terre / Où son nom ne soit pas connu ? »…
Dessin d’Édouard DETAILLE, signé et daté « St Germain en Laye 7bre 1881 » : officier une main sur son sabre, l’autre tenant un cigare, plume et encre de Chine.
P.A.S. musicale de Victor MASSÉ, citation de Paul et Virginie : « par quel charme dis-moi m’as-tu donc enchanté ? », septembre 1881 (une ligne de musique et paroles).
P.A.S. par Philippe GILLE, extrait de sa pièce Les Charbonniers.
P.A.S. musicale de Léo DELIBES, extrait du ballet Sylvia (Les Chasseurs), 7 mesures sur 2 portées Allegretto marcato, « Forêt de St Germain 1882 ».
P.A.S. par Albert WOLFF, Au Vautour !, apostrophant le vautour ramené d’Afrique par Alexandre Dumas et évoquant le « grand romancier qui a écrit au Pavillon Henri IV Les Mousquetaires et Monte Christo »… – En regard, dessin représentant le vautour avec les armoiries de Saint-Germain-en-Laye, encre de Chine, signé « Th. Darros Lecourt » (?), daté Novembre 1889.
Quatrain a.s. par Raoul TOCHÉ, 8 août 1882 : « S’efforçat-on sous un baillon / D’étouffer une rude franchise, / Je crierais que ce Pavillon / Couvre une bonne marchandise ».
P.A.S. par Anna JUDIC : « Si j’avais su j’serais pas descendue », 8 août 1882.
Dessin par François BONVIN : femme travaillant sous la lampe, signé et daté 1883, plume et encre de Chine (14,5 x 17 cm).
Dessin par Jean-François MILLET : chemin dans une forêt, mine de plomb, cachet d’atelier (9 x 6,5 cm).
Signature « Princesse Yourievsky, Veuve de S.M. l’Empereur Alexandre II » [Ekaterina Dolgorouki, « Katia »].
P.A.S. par Ludovic HALÉVY, « Lettre de Pauline Cardinal », extrait des Petites Cardinal, 9 septembre 1883.
P.A.S. musicale par Jules MASSENET, extrait de l’acte II de Manon : « C’est fête au Cours la Reine !... Il est temps qu’on se régale !... » (6 mesures), 16 septembre 1883 « (avant le dîner) ».
P.A.S. musicale par Henri HERZ, Valse pour piano (8 mesures), 16 septembre 1883 « (après le dîner) ».
Dessin par Jules-Émile SAINTIN, rochers dans une forêt, daté « août 84 », mine de plomb (12,5 x 21 vm) ; en marge, signature de René WALDECK-ROUSSEAU.
Signature et date de Louis PASTEUR : « L. Pasteur ce 17 juillet 1885 ».
Poème autographe signé par Henri de BLOWITZ, Peut-être !, 9 quatrains, juillet 1887 : « J’aime le Pavillon, mais je hais le Vautour »…
Menu du 28 juillet 1887, illustré d’une aquarelle d’Édouard DETAILLE représentant Louis XIV dans une casserole.
P.A.S. par Louis GANDERAX, 29 août 1887 : « Quel plaisir, si l’on aime l’histoire que d’habiter cette maison »…
P.A.S. par Charles FINALY : « L’idéal du bon Roi Henry IV aurait été de pouvoir commander la poule au pot pour chaque paysan chez Barbotte », 13 avril 1890.
Poème autographe signé par Albert DELPIT, Chanson, 4 quatrains : « Au pavillon Henri quatre / Nous étions venus quatre »…, 19 avril 1890.
Dessin par Jean-Marie JACOMIN, étude d’arbres, crayon noir avec rehauts de gouache sur papier gris, signé (15,5 x 22,5 cm).
P.A.S. par le capitaine ELETZ, « chef d’escadron au Régiment des Hussards de la Garde de S.M. l’Empereur de Russie », sur « les fêtes Franco-Russes », 26 octobre 1893.
Dessin par Arthur Jule GOODMAN, portrait de Georges Barbotte, crayon noir, signé et daté 1890.
Poème autographe signé par Constantin CHAMPON, Pour Mr et Mme Barbotte, 6 sizains : « Du Pavillon Henri-Quatre, / Hier je pris le chemin »…, 9 mai 1894.
Aquarelle par Albert FOURIÉ, Le Pain de X heures (repas de paysans dans les champs), signée et datée 1887 (12 x 17,5 cm).
Double page, titrée Comédie Française. Cinquantenaire de M. Got le 17 juillet 1894, avec 36 signatures : Albert-Lambert fils, Bl. Barretta-Worms, J. Bartet, G. Berr, M. Brandès, J. Claretie, Coquelin Cadet, M. de Féraudy, E. Got, Z. Hadamard, J. Hading, Léautaud, J. Leitner, L. Leloir, P. Mounet, Mounet-Sully, Bl. Pierson, Prud’hon, J. Truffier, G. Worms, etc.
Dessin par Louis-Eugène LAMBERT, famille de chats, encre de Chine, signé.
P.A.S. par Alexandre DUMAS fils : « Le chien persécute les animaux dont il est, au profit de l’homme qui le bat »… Etc.
Aquarelle par André SURÉDA, voiliers dans un port, signée et datée « Belle Ile Juillet 93 » (12,5 x 15 cm).
P.A.S. musicale par Émile JONAS, air de Spaniello dans Le Canard à 3 becs : « Joséphine, ô bel ange ! Du regard, du regard, je te mange ! » (16 mesures, chant, paroles et piano).
On a ajouté : – 2 poèmes a.s. sur feuillets volants par Paul Espérieu : « A Madame Georges Barbotte en souvenir du bal du 25 février 1899 » (2 quatrains), et par Constatin Champon : Le Pavillon Henri IV, « À M. et Mme Barbotte » (6 sizains, 3 p. in-8). – 2 menus imprimés : noces d’or des Antoine Sardou (6 septembre 1880), ministère des Affaires étrangères (10 juillet 1880). – Un article du Figaro, 11 septembre 1887, « Courrier de Paris » par Albert Wolff sur le Pavillon, le vautour et cet album, et quelques cartes postales.