Lot n° 437

Léon HENNIQUE. Manuscrit autographe signé, Esther Brandès, [1887] ; 33, 23 et 33 pages petit in-4 (23 x18 cm) en 3 cahiers cousus.
Manuscrit complet de cette pièce en 3 actes, créée au Théâtre Libre le 11 novembre 1887.
Publiée chez...

Estimation : 800 - 1000
Description
Tresse et Stock en 1887, la pièce sera dédiée à André Antoine, qui l’avait montée dans son Théâtre Libre, et jouait le personnage principal masculin d’André Morel, dont la femme Louise Morel était jouée par Mlle Sylviac, alors que Mlle Barny incarnait Esther Brandès.
André Morel, brave bourgeois, qui a épousé vers la quarantaine une jeune fille, tombe gravement malade : « La moindre émotion doit le tuer ; c’est le médecin qui le dit à sa belle-sœur, – une vieille fille, celle-ci, habitant avec le ménage. Énigmatique personne, en vérité, cette noire Esther Brandès ; noire de vêtements comme de cheveux, et presque de visage et d’âme. Le mot de l’énigme pourtant, si nous l’avons deviné, c’est amour ; mais l’amour dont il s’agit, ce n’est rien de moins que toute la sensibilité concentrée au profit d’un seul être, – la petite sœur, – par la volonté féminine la plus forte qui se puisse concevoir, dans le plus âpre naturel que puisse produire la race hébraïque : Esther Brandès, pour élever sa cadette, a étouffé son propre cœur ; l’ayant élevée, elle l’a mariée ; l’ayant mariée, elle n’est pas encore satisfaite : elle avait rêvé pour cette jeune tête, sur qui elle a reporté son droit au bonheur, un plus beau parti. Et cet homme, dont la maladie exerce continuellement et renforce l’égoïsme, devient chaque jour un plus maussade compagnon » (Louis Ganderax). Esther réussira à provoquer l’émotion qui tuera André.
Le manuscrit, à l’encre brune, présente des ratures et corrections.
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