Lot n° 555

ESCLAVAGE. Manuscrit, Mémoire sur l’étendue et les bornes des lois prohibitives du commerce étranger dans nos colonies, 1765 ; cahier de 19 pages in-fol.
« Les colonies sont des établissements tous fondés pour opérer la consommation et...

Estimation : 500 - 700
Adjudication : 725 €
Description
le débouché des produits de la métropole ». Mais la France qui « a plus de colonies que de commerce […] laisse en pure perte une partie très importante des produits de nos isles », et « grève leur culture par l’insufisance et le prix excessif des nègres ». Le mémoire fait état des instructions données par Sa Majesté en février 1765 aux gouverneurs de la Martinique et de la Guadeloupe… Alors que la Guadeloupe « exigeoit 9 à 10 mille nègres par an », le commerce de France « en dix sept mois, n’en avoit fourni que 900 », et il « n’est presque plus possible d’acheter des noirs, parce que l’extrême besoin de nègres n’est jamais dans nos isles sans une impuissance pareille à se les procurer. Les colons en effet ne peuvent payer les noirs qui leur manquent, que par ceux qu’ils ont à leur travail ». Les négociants savent bien qu’ils ne sont redevables qu’aux efforts des Anglois pour l’accroissement de la Martinique, « à laquelle ils ont fourni trente mille nègres »…. Il faut donc « mettre un tempérament à nos loix prohibitives de tout achapt de nègres étrangers dans nos colonies »… Etc. En conclusion, il faut « mettre fin aux éternelles contestations de nos commerçans et des planteurs de nos Isles, en prononçant 1° sur la nécessité et les moyens de corriger l’insuffisance et la chereté des nègres importés dans nos Colonies par le commerce du Royaume. 2° sur la nécessité de recourir à l’étranger pour la vente des sirops et taffias de nos Colonies, tant qu’ils seront délaissés par le commerce de France et pour fournir aux Colonies les bestiaux et les bois nécessaires »…
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